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Date de révision
: 1er mai 2011
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Carcinomes épidermoïdes du canal anal
Les adénocarcinomes sont traités comme les adénocarcinomes du bas rectum. Les autres histologies sont à discuter au cas par cas en RCP.
Stratégie thérapeutique

Radiothérapie et curiethérapie
Rayonnement : photons
= 6 MV à 25 MV
Techniques : différentes
techniques peuvent être employées en fonction
du stade
1) Irradiation pelvienne :
Volume
cible qui comprend la marge et le canal anal, les creux ischio-rectaux,
les ganglions de la chaîne rectale et mésentérique
inférieure (concavité sacrée), hypogastriques, éventuellement iliaques
externes, peut englober les ganglions inguino-cruraux.
Accélérateur
: haute énergie RX de 6 à 25 MV
L'irradiation
est réalisée par une technique conformationnelle et éventuellement avec modulation d'intensité.
Si chimiothérapie concomitante, la dose délivrée
est soit de 44-45 Gy, soit de 36 Gy à raison de 1,8 à 2 Gy/séance
- 5 séances par semaine.
En l'absence de chimiothérapie : la dose
délivrée est de 45 Gy à 50 Gy.
2) Surimpression : peut se faire après
un repos de 1 à 3 semaines.
volume cible : tumeurs primitives ganglionnaires envahies sauf N+ avec adénectomie R0
par
radiothérapie externe par voie périnéale
ou pelvienne
par
curiethérapie interstitielle par Ir 192 sous AG
par radiochimiothérapie
cette
surimpression délivre entre 15 et 25 Gy.
Dans tous les cas la dose cumulée à la tumeur n'est pas inférieure à 60 Gy.
Chimiothérapie
Dans les cancers du canal anal localement avancés, le traitement de référence est représenté
par la radiochimiothérapie concomitante, associant
5-Fluorouracile en perfusion continue et mitomycine C. Dans
des études randomisées, ce traitement combiné
permet un meilleur contrôle local en comparaison à
la radiothérapie seule. La capécitabine peut remplacer le 5-Fluorouracile (essai de phase II).
Références :
UKCCCR Anal Cancer Trial Working Party. UK Co-ordinating Committee on Cancer Research.
Lancet 1996; 348 : 1049-54.
Bartelink H, Roelofsen F, Eschwege F, et al.
Concomitant radiotherapy and chemotherapy is superior to radiotherapy alone in the treatment of locally advanced anal cancer : Results of a phase III randomized trial of the European Organization for Research and Treatment of Cancer Radiotherapy and Gastrointestinal Cooperative Groups.
J Clin Oncol 1997; 15 : 2040-9.
L'association 5-Fluorouracile en perfusion continue et cisplatine (en néo-adjuvant puis concomitant) a été étudiée dans une étude contrôlée américaine. Ce schéma n'est pas supérieur au schéma 5-Fluorouracile/mitomycine. Il peut être proposé en cas de contre-indication absolue à la mitomycine.
Cette étude américaine de phase III comportant une chimiothérapie d'induction et une RTCT avec cisplatine 5-Fluorouracile comparé au bras standard RT MMC 5-Fluorouracile a montré une survie sans maladie identique mais un taux de colostomie supérieur dans le bras expérimental. La chimiothérapie néo-adjuvante étudiée dans cet essai américain n'apporte pas de bénéfice. Elle ne doit pas être utilisée. La chimiothérapie adjuvante (après radio + chimiothérapie) n'a pas été étudiée.
Une seconde étude testant une chimiothérapie néo-adjuvante par 5-Fluorouracile et cisplatine n'a pas non plus montré de bénéfice.
Références :
Ajani JA, Winter KA, Gunderson LL, et al.
Fluorouracil, mitomycin and radiotherapy vs fluorouracil, cisplatin, and radiotherapy for carcinoma of the anal canal : a randomized controlled trial.
JAMA, 2008 ; 299 : 1914-21.
T. Conroy, M. Ducreux, C. Lemanski, et al.
Treatment intensification by induction chemotherapy (ICT) and radiation dose escalation in locally advanced squamous cell anal canal carcinoma (LAAC) : definitive analysis of the intergroup ACCORD 03 trial. 45th annual meeting of the American Society Clinical Oncology.
J Clin Oncol 2009 ; 27 (18S) Part I, 176s (abstr).
En cas de maladie métastatique, une chimiothérapie exclusive est proposée. Aucun protocole n'est actuellement référencé. Une chimiothérapie à base de mitomycine-5-Fluorouracile peut être administrée si la maladie est d'emblée métastatique ou si la récidive survient plus de 6 mois après la fin de la radiochimiothérapie, ou à base de cisplatine-5-Fluorouracile si la maladie récidive dans les 6 mois après la fin de la radiochimiothérapie (niveau de preuve D).
Références :
Ajani JA, Carrasco CH, Jackson DE, Wallace S.
Combination of cisplatin plus fluoropyrimidine chemotherapy effective against liver metastases from carcinoma of the anal canal.
Am J Med 1989, 87 : 221–224.
Faivre C, Rougier P, Ducreux M, Mitry E, et al.
5-Fluorouracil and cisplatinum combination chemotherapy for metastatic squamous-cell anal cancer.
Bull Cancer 1999, 86 : 861–865.
Chirurgie
Chirurgie de dérivation première dans les cancers fistulisés (exemple vagin), occlusifs ou incontinence anale invalidante...
Chirurgie ganglionnaire : adénectomie avant ou après radiothérapie plus ou moins chimiothérapie (technique du ganglion sentinelle à évaluer).
Chirurgie de rattrapage de type amputation abdomino-périnéale (récidive confirmée par biopsie) doit être réalisée par une équipe entrainée.
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