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Date de révision : 18 avril 2008

Radiothérapie

Indication
Objectif curatif en post-opératoire, le plus souvent associée à la chimiothérapie.
Objectif palliatif : essentiellement antalgique, hémostatique, en complément éventuel d'une chimiothérapie.
 
 
Prérequis techniques
Simulateur - scanner
Calculateur 3D
Accélérateur linéaire : photons X > ou = 10 MeV
Imagerie portale (éventuellement cône beam ou équivalent)
Dispositifs de repositionnement - contention
   
 
Prérequis médico-pathologiques
Imagerie et compte rendu endoscopique préopératoire
Compte rendu opératoire détaillé avec en particulier (description de l'étendue du curage ganglionnaire D0 D1 D2)
Compte rendu anatomopathologique détaillé (en particulier sur la topographie et l'extension de la lésion primitive et des extensions ganglionnaires)
Imagerie postopératoire si patient opéré
   
 
Réalisation pratique
Positionnement du patient : décubitus dorsal, mains au-dessus de la tête ou à la rigueur sur le thorax et dispositif permettant un repositionnement précis
Volume cible (CTV) : il ne s'agit plus de traiter tous les cancers de l'estomac avec le même volume anatomique " classique ", traitant systématiquement l'ensemble des zones à risque procédant de l'analyse topographique des séries anciennes de récidives post-chirurgicales.

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Il faut personnaliser le CTV et l'adapter à la topographie de la tumeur dans l'estomac, à sa taille, à son extension locale, à son extension ganglionnaire, à l'importance du curage réalisé et à d'éventuelles extensions extra-hépatiques à la topographie de(s) anastomose(s) :

Références
Tepper JE, Gunderson LL
Radiation treatment parameters in the adjuvant postoperative therapy of gastric cancer.
Semin Radiat Oncol 2002;12:187-95.

Smalley SR, Gunderson LL, Tepper JE et al.
Gastric surgical adjuvant radiotherapy consensus report : rationale and treatment implementation.
Int J Radiat Oncol Biol Phys 2002;52:283-93.

Une éventuelle réduction (boost) du volume irradié pourra être réalisée après 45 Gy pour apporter un complément de dose sur la région plus particulièrement à risque. (L'analyse des documents iconographiques pré-opératoires est à ce sujet très importante).

Balistique : les champs antéro-postérieurs parallèles opposés ont l'avantage de la simplicité mais ils ne permettent pas de dépasser une dose de 45 Gy à cause de la tolérance de la moelle épinière. L'adjonction de champs latéraux parallèles opposés ou d'autres agencements plus complexes avec des pondérations adaptées peuvent être préférables et seront déterminés " sur mesure " au cas par cas.

 

La topographie immédiatement sous diaphragmatique de l'estomac rend compte de la mobilité d'une partie significative du CTV dont on tiendra compte classiquement par l'adaptation des marges du PTV (ou par une technique de type gating en cours d'évaluation , IMRT est bien entendu également en cours d'évaluation).

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Dose, fractionnement, étalement
 
Pour les indications curatives, la dose variera généralement de 45 à 55 Gy en fonction de l'indication pré ou post-opératoire et de l'association ou non à une chimiothérapie concomitante. La dose par fraction variera dans les mêmes conditions de 1.8 à 2 Gy.
 
On traitera tous les champs tous les jours et on veillera à faire 5 séances par semaine sur un étalement de 5 à 7 semaines.
 
Pour les indictions palliatives : la dose sera généralement limitée à 30 - 40 Gy.
   
Organes critiques
 
Reins
 
Il n'est pratiquement jamais possible d'éviter l'irradiation des reins en particulier le rein gauche.
On veillera donc à ce qu'au moins un rein (généralement le droit) ne reçoive pas sur plus d'un quart son volume une dose > à 20 Gy. Le reste étant protégé.
 
Cœur
 
Les cancers du tiers supérieur de l'estomac peuvent conduire à irradier un certain volume du myocarde dont il faudra systématiquement maximiser la protection par un blocage adéquat ou un arrangement spécifique des faisceaux.
 
Foie
   
Il n'y a en principe pas de risque puisque un tiers et une moitié du foie peut recevoir 40 Gy sans aucune complication et que l'ensemble de l'organe supporte jusqu'à 30 Gy.
Une étude systématique des histogrammes dose/volume sera réalisée pour le foie, les reins et le fourreau médullaire.
 
Moelle épinière
   
Ne jamais dépasser 45 Gy en 25 fractions et cinq semaines.

Tolérance et mesures hygièno-diététiques
La radiothérapie de la région épigastrique est émétigène (intérêt de prescription systématique de SETRON), anorexigène (intérêt de suivre régulièrement la courbe pondérale et de veiller à une nutrition correcte dès le début du traitement qu'il faudra s'attacher à maintenir pendant celui-ci, fut ce au prix d'une alimentation entérale par sonde).

On pourra être conduit à mettre en place une alimentation parentérale.

De façon générale, la tolérance digestive à la radiothérapie est inversement proportionnelle à l'étendue de la gastrectomie.

Risques hématologiques

En association avec la chimiothérapie, la radiothérapie peut exposer à des risques de myélo-suppression qui devront être détectés et traités. On veillera à maintenir un taux d'hémoglobine suffisant > ou = à 12-13 gr/l (un complément de vitamine B12 sera prescrit en cas de gastrectomie étendue et un apport vitamino-martial associé à l'EPO sera prescrit si nécessaire. La prescription d'EPO est fonction du taux d'hémoglobine < 11g/l et surtout du contexte clinique et thérapeutique ultérieur).

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estomac ; adénocarcinome gastrique ; adénocarcinomes gastriques ; cardia ; corps ; fundus; grosse tubérosité ; antre ; linite plastique