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Date de création : 18 juin 2007
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Environnement en établissement de santé
Qualité de l'eau
La prévention de la contamination hydrique est une obligation réglementaire en milieu hospitalier. Chez le patient cancéreux, l'eau peut être potentiellement contaminante par ingestion, aérosolisation ou contact. Le risque est lié au germe et au malade.
Les espèces opportunistes d'origine hydrique habituellement impliquées chez le malade cancéreux neutropénique sont des bactéries ( Pseudomonas aeruginosa, Pseudomonas sp., Aeromonas hydrophila, mycobactéries atypiques, et la plus souvent Legionella pneumophila...), des parasites ou des virus.
Pour les gestes critiques (gestes invasifs portant sur un tissu ou une cavité stérile), il est nécessaire d'utiliser de l'eau stérile.
L'eau de boisson ne fait pas l'objet de ce chapitre : se reporter au chapitre alimentation en établissement.
Pour les soins aux malades immunodéprimés, il est recommandé d'utiliser une eau « bactériologiquement maîtrisée ».
Habituellement sont recherchés, dans un volume de 100 mL, la flore mésophile totale et Pseudomonas aeruginosa , espèce sentinelle, témoin d'une contamination hospitalière.
Tableau 1 : qualité d'eau requise pour les soins aux patients immunodéprimés en établissements de soins
1 Stratification de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), Standards, Options et Recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales en cancérologie, 26 juin 2000.
2 Définitions seuil, niveaux cible, d'alerte, d'action :
Seuil = valeur normative que doit respecter le niveau de contamination d'une eau
Niveau cible = valeur fixée dans le but d'éviter des effets nocifs sur la santé.
Le niveau cible peut être inférieur au seuil.
Niveau d'alerte = valeur au-delà de laquelle des effets nocifs peuvent être observés pour une exposition courte => mise en ouvre d'une surveillance jusqu'au retour au niveau cible
Niveau d'action = dépassement du niveau d'alerte => mise en ouvre d'actions correctrices pour retrouver le niveau cible
Tableau 2 : Modalités de traitement et de surveillance de l'eau
Parmi les moyens de traitement de l'eau d'adduction (ou eau de réseau), la microfiltration est le plus performant pour obtenir de l'eau ultra-propre. La chloration peut être suffisante pour obtenir de l'eau propre. L'utilisation des ultra-violets est à déconseiller.
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Groupe R1 1 |
Groupe R2 1 |
Groupe R3 1 |
Groupe R4 1 |
| Type d'eau |
Eau du réseau destinées à la consommation humaine |
Eau bactériologiquement maîtrisée |
Modalités de traitement |
/ |
Eau de réseau si elle permet d'atteindre ces critères
Sinon : chloration 0,1 ou 0,2 mg de chlore libre résiduel / L (0,1 à 0,2 ppm)
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Préfiltration
Puis microfiltration par cartouche filtrante à 0,22 µm placée en position distale
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Surveillance |
Analyses microbiologiques classiques :
Potabilité
Recherche de Legionella sp.
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Analyses microbiologiques hospitalières périodiques du réseau traité
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1 Stratification de la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer (FNCLCC), Standards, Options et Recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales en cancérologie, 26 juin 2000.
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