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Date de création : 18 juin 2007
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Soins à domicile
Abord vasculaire
Les chambres à cathéters implantables sont des dispositifs d'accès veineux de longue durée placés directement sous la peau. Ces dispositifs permettent de réaliser des injections, des perfusions, des transfusions, des prélèvements sanguins.
Il ne sera pas tenu compte dans les documents proposés, de la spécificité des chambres implantées chez les enfants.
La pose des chambres implantables doit être réalisée en milieu de soins, sous le contrôle d'un médecin expérimenté. Certaines règles d'asepsie doivent impérativement être respectées afin d'éviter les complications majeures.
Une fois la pose du dispositif réalisé, le patient porteur d'une chambre implantée peut tout à fait être pris en charge à domicile. Un accompagnement du patient sortant et le recours à un réseau ville/hôpital permettent alors une prise en charge de qualité.
Refection pansement
Le premier pansement du site opératoire est réalisé au bloc même, les suivants peuvent être réalisés à domicile
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Type de pansement |
Pansement sec et étanche
Sauf prescription médicale, ne pas laisser de compresses imbibées d'antiseptique ou d'antibiotique
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Fréquence de réfection |
Sur prescription médicale.
Usuellement :
1 er changement le lendemain ou surlendemain de la sortie,
puis tous les 2 à 5 jours pendant 15 jours (selon l'état de cicatrisation),
puis tous les 10 jours environ.
De plus, changement si pansement souillé, humide, décollé. |
Durée de réfection |
Jusqu'à cicatrisation complète. |
Tenue de l'infirmière |
Surblouse (coton ou usage unique)
Calot
Masque
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Tenue du patient |
Calot
Masque
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Matériel nécessaire |
Sac poubelle déchets contaminés
Soluté hydro-alcoolique ou savon antiseptique
Gants non stériles : 1 paire
Gants stériles : 1 paire (ou non stériles si utilisation de pinces stériles)
Ciseaux stériles
Compresses stériles
Pansement (film transparent étanche +++, remboursé partiellement)
Chlorure de sodium 0,9% stérile, versable (unidoses)
Rq : l'utilisation de matériel à usage unique est vivement
recommandée. Dans la configuration idéale, un set de pansement est utilisé (sets remboursés, comprennent tout le matériel à l'exception de la surblouse).
Ex de sets : HARTMANN® , B-BRAUN® .
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Mode opératoire |
La toilette du patient doit avoir été réalisée avant l'intervention de l'infirmière.
Informer le patient du geste qu'on va faire.
Installer le patient (position allongée, les bras le long du corps). Les fenêtres doivent être fermées, les ventilateurs éteints.
Se laver les mains au savon doux. Utiliser une serviette réservée à l'infirmière pour les sécher.
Préparer le matériel. Ouvrir le set à usage unique si ce type de dispositif est utilisé.
S'habiller : surblouse, calot, masque.
Faire enfiler un masque et un calot au patient, lui demander de tourner la tête.
Se laver les mains au savon antiseptique ou réaliser une friction avec un soluté hydro-alcoolique (+++ car pas besoin de se sécher les mains dans une serviette).
Enfiler une paire de gants non stériles.
Enlever le pansement en place.
Eliminer le pansement usagé et les gants dans un sac jaune.
Se laver les mains au savon antiseptique ou réaliser une friction avec un soluté hydro-alcoolique (+++ car pas besoin de se sécher les mains dans une serviette).
Imbiber, sans les toucher, plusieurs compresses stériles de sérum physiologique.
Enfiler des gants stériles (ou non stériles si utilisation de pinces stériles)
Détersion de la plaie avec sérum physiologique stérile puis sécher
Appliquer la BISEPTINE®
Appliquer sur le site une ou deux compresses stériles.
Fermer le pansement.
Eliminer les déchets dans le sac jaune.
Fermer le sac jaune et le laisser chez le patient. Si du matériel réutilisable a été utilisé, l'enfermer dans une boîte étanche réservée aux instruments utilisés jusqu'à nouvelle stérilisation.
Se laver les mains au savon doux.
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Traçabilité du geste |
Remplir le carnet de suivi du patient : date de changement du pansement, observations éventuelles. |
Conseils au patient |
Ne pas refaire soi-même le pansement, contacter l'infirmière.
Eviter les travaux salissants, générateurs de poussière (jardinage, travaux d'aménagement, soins aux animaux d'élevage.).
Eviter les travaux de force tirant sur la cicatrice (mouvements de traction, port de charge importante.).
Prise de douche autorisée si pansement étanche, en évitant de diriger le jet sur le pansement. Si pansement non étanche, douche autorisée avec précautions spécifiques. Prendre sa douche juste avant la réfection du pansement.
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Surveillance du site implanté
Rappel et principes de base : La réfection régulière du pansement doit être réalisée jusqu'à cicatrisation totale.
L'infirmière doit impérativement prévenir le patient, qu'il faut la contacter immédiatement en cas de douleur pendant la perfusion.
Lors de la surveillance, si une situation anormale est observée, l'infirmière doit contacter systématiquement le médecin traitant pour avis.
Ce protocole propose des conduites à tenir en cas de situation anormale. La décision de la conduite à tenir est prise par le médecin traitant contacté.
La surveillance doit être réalisé au moins une fois par mois (tous les 10 jours lors du processus de cicatrisation).
Noter scrupuleusement toutes les observations dans le carnet de suivi du patient.
Aspects cutané local :
Gêne, démangeaisons, rougeur, douleur localisée, hématome, écoulement |
Signes généraux :
Fièvre, douleur, oedème |
Fonctionnement du dispositif :
Difficulté à injecter, mauvais retour veineux |
Causes possibles : |
Causes possibles : |
Causes possibles : |
Irritation locale (1) |
Infection généralisée ( 8) |
Mauvais positionnement d'aiguille ( 13) |
Allergie
(antécédent d'allergie de contact) (2)
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Thrombose
(douleur + oedème) ( 9) |
Mauvais positionnement du flacon ( 14) |
Infection cutanée
(écoulement purulent, boursouflure) ( 3) |
Nécrose tissulaire par extravasation d'un produit cytotoxique ( 10) |
Mauvaise position du patient ( 15) |
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Obstruction du cathéter
(douleur thoracique) ( 11) |
Obstruction du cathéter ( 11) |
Troubles de la coagulation ( 5) |
Migration du cathéter ( 12) |
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Retard de cicatrisation ( 6) |
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(1) Irritation locale
ARRET PERFUSION
Contacter le médecin traitant et en attendant :
soins locaux : appliquer un antiseptique, compresse sèche et
après avis, modification du type de pansement ou
demande d'avis spécialisé auprès du centre de référence
(2) Allergie
Contacter le médecin traitant
Selon avis,
changement de protocole
soins locaux
(3) Infection cutanée
Contacter le médecin traitant
Selon avis, pansement humide chlorhexidine et ou contact
avec un centre spécialisé
(4) Ecoulement clair
Contacter le médecin traitant,
Selon avis, renforcer la surveillance, changement de pansement
plus fréquent (dès que souillé).
L'écoulement clair peut aussi être dû à un retour de la perfusion (obstruction KT, désadaptation aiguille, mauvais positionnement de l'aiguille) => faire les contrôles d'usage
Rq : un écoulement séreux peut être physiologique selon la phase de cicatrisation.
(5) Troubles de la coagulation
Si observation d'un hématome d'origine inconnue :
Contacter le médecin traitant,
Selon avis, faire les prélèvements sanguins de la coagulation.
(6) Retard de cicatrisation
Refaire le pansement régulièrement (selon protocole)
jusqu'à cicatrisation totale
Éviter tout antiseptique lors du pansement (sauf avis médical) : nettoyer au sérum physiologique
Un retard de cicatrisation peut aussi être dû à :
une cicatrisation plus longue physiologique (chimiothérapie, corticoides.)
une mauvaise résorption des fils -- > contacter médecin traitant pour ablation ? Il peut être utile de fermer secondairement la plaie
Conseil au patient : éviter efforts violents sur la peau.
(7) Saignement
ARRET DE LA PERFUSION
Contacter le médecin traitant pour avis et prise en charge
Saignement actif -- > compression, pansement compressif
(8) Infection généralisée
ARRET PERFUSION
Contacter en urgence le médecin traitant pour avis
(9) Thrombose
ARRET PERFUSION
URGENCE, contacter le médecin traitant, plus le traitement
sera mis en ouvre tôt plus les chances
de désobstruction seront grandes
(10) Nécrose tissulaire par extravasation d'un produit cytotoxique
ARRET PERFUSION
URGENCE, arrêt immédiat de la perfusion et
contacter le service hospitalier pour conduite à tenir immédiate
antidotes si extravasation
réaliser un pansement avec un antiseptique + prendre avis médical
aspirer doucement un maximum de liquide avec une seringue
(11) Obstruction du cathéter
ARRET DE LA PERFUSION
Rinçage (avec sérum physiologique sans forcer)
Si obstruction avérée : médecin hospitalier
Souvent : mauvais retour veineux physiologique (dû à la chambre, au cathéter, à la pression veineuse centrale basse du patient) -- > utilisation d'une pompe quand diagnostic confirmé et rinçage fréquent de la chambre
Vérifier la compatibilité des produits que l'on vient d'injecter (obstruction peut être due à une précipitation médicamenteuse).
Prévenir le médecin si des lipides ont été injectés (désobstruction par solution alcoolique à 30%, en milieu hospitalier préférentiellement).
(12) Migration du cathéter
ARRET DE LA PERFUSION
Contacter le médecin traitant et hospitalier pour avis et prise en charge
URGENCE --> radio de contôle à confronter avec la radio initiale
(13) Mauvais positionnement d'aiguille
Matériel adapté à la morphologie du patient
Test aspiration injection non douloureux
Vérifier que l'aiguille n'est pas bouchée => (16) Aiguille bouchée
(14) Mauvais positionnement du flacon
Repositionner le flacon à la bonne hauteur
Vérifier l'ouverture de la prise d'air si flacon est en verre, la fermeture de la prise d'air si la poche est souple.
Vérfier l'ouverture des robinets et/ou des clamps.
Pour nutrition parentérale ou antibiothérathérapie en continue, l'utilisation de pompes est recommandée(attention le type de tubulure doit être conforme pour la pompe).
(15) Mauvaise position du patient
Radio de contrôle, changement de KT si nécessaire
Le risque de rupture de ces cathéters est important
et ils nécessitent une surveillance accrue
(radio pulmonaire à intervalle régulier)
(16) Aiguille bouchée
Changer l'aiguille
Pour vérifier que l'aiguille n'est pas bouchée : retrait et faire couler du produit.
Ne pas réutiliser l'aiguille même si elle n'est apparemment pas bouchée (pointe de l'aiguille émoussée sur le fond métallique de la chambre). Cette vérification sert à éliminer une des causes de non écoulement et à confirmer éventuellement l'obstruction du cathéter.
(17) Rupture du cathéter
ARRET DE LA PERFUSION
Hospitalisation

Injection ponctuelle
Les soins sur une chambre implantable nécessitent, pour les infirmières ayant obtenu leur diplôme d'Etat avant novembre 1995, une formation spécifique délivrée dans un centre de référence.
La première ponction dans une chambre implantable est un acte médical .
Utiliser uniquement des seringues de volume › ou = 10 mL (sinon risque de rupture du cathéter).
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Préparation des produits |
Tenue de l'infirmière |
Tenue propre |
Mode opératoire |
Vérifier l'intégrité de l'emballage, la limpidité et les dates de péremption des produits.
Lors de l'utilisation d'un flacon en verre, réaliser le test du marteau d'eau (frapper sur le dos du flacon et entendre le « clac » caractérisant la présence du vide).
Reconstituer et diluer les produits selon la prescription médicale, dans des conditions d'asepsie rigoureuse (désinfection du plan de travail, lavage antiseptique des mains.).
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Installation du patient |
Tenue de l'infirmière |
Surblouse (coton ou usage unique)
Calot
Masque
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Tenue du patient |
Calot
Masque
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Mode opératoire |
Informer le patient du geste qui va être réalisé.
Installer le patient en position semi-assise ou allongée, les bras le long du corps. Les fenêtres doivent être fermées, les ventilateurs éteints.
Examiner la zone de ponction. Ne pas piquer en cas de signes cliniques pouvant évoquer une complication.
Se laver les mains au savon doux. Utiliser une serviette réservée à l'infirmière pour les sécher.
Préparer le matériel sur un champ stérile. Ouvrir le set à usage unique si ce type de dispositif est utilisé.
S'habiller : surblouse, calot, masque.
Faire enfiler un masque et un calot au patient, demander de tourner la tête.
Se laver les mains au savon antiseptique ou réaliser une friction avec un soluté hydro-alcoolique (+++ car pas besoin de se sécher les mains dans une serviette).
Remarque : si le patient requiert l'utilisation de pommade ou patch antalgique, appliquer ces produits deux heures avant l'intervention. Une détersion poussée devra alors être réalisée avant la ponction du site (produits gras). Si un pansement est présent, la pose d'un patch antalgique relève de la compétence infirmière (le patient ne doit pas toucher à son pansement). |
Pose de l'aiguille, administration de produit, retrait de l'aiguille |
Matériel nécessaire |
Pour l'hygiène des mains :
savon antiseptique ou soluté hydro-alcoolique
Pour l'antisepsie de la peau :
compresses stériles
BISEPTINE® de préférence
eau stérile ou chlorure de sodium 0,9% stérile (si rinçage)
Pour la pose de l'aiguille : seringues de volume › ou = 10 mL
Aiguille Gripper
Gants stériles
2 champs stériles (1 pour le matériel, 1 troué pour le site)
Sérum physiologique injectable 0,9% : 10 mL puis 20 mL
Sac jaune DASRI
Container rigide pour piquants/coupants/tranchants
Remarque : l'utilisation de matériel à usage unique est vivement recommandée. Dans la configuration idéale, un set d'injection sur chambre implantable est utilisé (sets remboursés, comprennent tout le matériel à l'exception de la surblouse).
Ex de sets : HARTMANN® , B-BRAUN® . |
Mode opératoire : pose de l'aiguille |
Adapter une seringue de 10 mL de sérum physiologique 0,9% stérile au prolongateur de l'aiguille, en laissant l'aiguille dans son emballage stérile.
Purger la ligne d'injection. Clamper le prolongateur du Gripper.
Imbiber, sans les toucher, plusieurs compresses d'eau ou de serum physiologique stérile pour la détersion et de BISEPTINE®
Gants stériles
Réaliser la désinfection du site à piquer en 4 temps : détersion, rinçage, séchage, antisepsie. Laisser sécher.
Remarque : si la BISEPTINE® est utilisée, aucun rinçage n'est nécessaire mais faire deux applications successives. Les temps à respecter sont donc détersion, essuyage, antisepsie.
Se laver les mains au savon antiseptique ou réaliser une friction avec un soluté hydro-alcoolique (+++ car pas besoin de se sécher les mains dans une serviette).
Enfiler des gants stériles.
Disposer le champ stérile troué autour du site à ponctionner.
Repérer les bords de la chambre implantable. La maintenir entre le pouce et l'index pendant que l'on pique.
Piquer l'aiguille dans la chambre implantable (cf. schéma) : verticalement, au milieu du septum, en allant jusqu'au fond de la chambre.
Enlever la pince du Gripper et l'éliminer.
Vérifier reflux sanguin et perméabilité avant tout utilisation : injecter 10 mL de sérum physiologique 0,9%.
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Mode opératoire : administration de produit |
Clamper le prolongateur du Gripper.
Adapter la seringue contenant le produit à administrer au prolongateur. Déclamper le prolongateur Gripper. Injecter le produit.
Rincer de la même manière avec 20 mL de sérum physiologique 0,9% stérile. Injecter assez rapidement.
Remarque : Lors de l'injection successive de plusieurs produits, des incompatibilités peuvent exister. Elles peuvent entraîner une précipitation et donc une obstruction du site. Il convient donc de se renseigner sur les incompatibilités pouvant exister entre produits médicamenteux avant de réaliser deux injections successives, et de bien rincer entre l'administration de 2 produits (injecter au minimum 20 mL de sérum physiologique). |
Mode opératoire : retrait de l'aiguille |
Clamper le prolongateur de l'aiguille (laisser la seringue en place).
Retirer l'aiguille.
Comprimer le site de retrait avec une compresse stérile.
Eliminer au lit du malade l'aiguille Gripper dans un container jaune rigide pour objets piquants/coupants/tranchants (à côté de soi).
Réaliser une antisepsie du site piqué.
Poser un pansement stérile de protection, à conserver jusqu'au lendemain.
Eliminer les déchets dans un sac jaune.
Se laver les mains au savon doux.
Remarque : en cas d'utilisation quotidienne du site implantable, mais non en continu (par exemple : 1 injection par jour), ne pas retirer l'aiguille mais la laisser en place. |
Changement d'aiguille |
Fréquence |
Changement de l'aiguille au minimum 1 fois par semaine lorsque le site est utilisé chaque jour, ou dès la fin de l'injection si le site n'est pas utilisé chaque jour. En l'absence d'utilisation, un bouchon obturateur stérile sera utilisé pour fermer le prolongateur de l'aiguille Gripper. Compresse pour protéger l'obturateur
Changement du prolongateur : toutes les 72 h .
Remarque : il existe également des systèmes étanches appelés « connecteurs pour perfusion en système clos » (Bionecteur®), qui maintiennent automatiquement l'étanchéité du prolongateur du Gripper en l'absence de ligne de perfusion. La présence de ce type de bouchon rend inutile la fermeture du prolongateur par un bouchon obturateur. Toutefois, il est nécessaire de bien les décontaminer (avec antiseptqiue) avant de brancher une nouvelle ligne de perfusion. |
Divers |
Traçabilité du geste |
Remplir le carnet de suivi du patient : date d'administration de produit, produit administré, observations éventuelles.
Les changements d'aiguille et/ou de prolongateur doivent être notés dans le carnet de suivi du patient.
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Conseils au patient |
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Figure 1 : pose d'une aiguille de Gripper


Perfusion
Les soins sur une chambre implantable nécessitent, pour les infirmières ayant obtenu leur diplôme d'Etat avant novembre 1995, une formation spécifique.
La première ponction dans une chambre implantable est un acte médical .
Utiliser uniquement des seringues de volume › ou = 10 mL (sinon risque de rupture du cathéter par surpression).
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Préparation des produits |
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Tenue de l'infirmière |
Tenue propre |
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Mode opératoire |
Vérifier l'intégrité de l'emballage, la limpidité et les dates de péremption des produits.
Lors de l'utilisation d'un flacon en verre, réaliser le test du marteau d'eau (frapper sur le dos du flacon et entendre le « clac » caractérisant la présence du vide).
Reconstituer et diluer les produits selon la prescription médicale, dans des conditions d'asepsie rigoureuse (désinfection du plan de travail, lavage antiseptique des mains.). |
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Installation du patient |
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Tenue de l'infirmière |
Surblouse (coton ou usage unique)
Calot
Masque |
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Tenue du patient |
Calot
Masque |
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Mode opératoire |
Informer le patient du geste qui va être réalisé.
Installer le patient en position semi-assise ou allongée, les bras le long du corps. Les fenêtres doivent être fermées, les ventilateurs éteints.
Examiner la zone de ponction. Ne pas piquer en cas de signes cliniques pouvant évoquer une complication.
Se laver les mains au savon doux. Utiliser une serviette réservée à l'infirmière pour les sécher.
Préparer le matériel sur un champ stérile. Ouvrir le set à usage unique si ce type de dispositif est utilisé.
S'habiller : surblouse, calot, masque.
Faire enfiler un masque et un calot au patient, demander de tourner la tête.
Se laver les mains au savon antiseptique ou réaliser une friction avec un soluté hydro-alcoolique (+++ car pas besoin de se sécher les mains dans une serviette).
Remarque : si le patient requiert l'utilisation de pommade ou patch antalgique, appliquer ces produits deux heures avant l'intervention. Une détersion poussée devra alors être réalisée avant la ponction du site (produits gras). Si un pansement est présent, la pose d'un patch antalgique relève de la compétence infirmière (le patient ne doit pas toucher à son pansement). |
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Pose de l'aiguille, pose de la perfusion de produit |
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Matériel nécessaire |
Pour l'hygiène des mains :
savon antiseptique ou soluté hydro-alcoolique
Pour l'antisepsie de la peau :
compresses stériles
BISEPTINE® de préférence
eau stérile ou chlorure de sodium 0,9% stérile (si rinçage)
Pour la pose de l'aiguille : seringues de volume › ou = 10 mL
ligne de perfusion
aiguille Gripper
gants stériles
2 champs stériles (1 pour le matériel, 1 troué pour le site)
sérum physiologique injectable 0,9% : 10 mL puis 20 mL
sac jaune DASRI
container rigide pour piquants/coupants/tranchants
Remarque : l'utilisation de matériel à usage unique est vivement recommandée. Dans la configuration idéale, un set d'injection sur chambre implantable est utilisé (sets remboursés, comprennent tout le matériel à l'exception de la surblouse).
Ex de sets : HARTMANN® , B-BRAUN® . |
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Mode opératoire : pose de l'aiguille |
Adapter une seringue de 10 mL de sérum physiologique 0,9% stérile au prolongateur de l'aiguille, en laissant l'aiguille dans son emballage stérile.
Purger la ligne d'injection. Clamper le prolongateur du Gripper.
Imbiber, sans les toucher, plusieurs compresses d'eau ou de sérum physiologique stérile (pour le rinçage) et de BISEPTINE®.
Gants stériles
Réaliser la désinfection du site à piquer en 4 temps : détersion, rinçage, séchage, antisepsie. Laisser sécher.
Remarque : si la BISEPTINE® est utilisée, aucun rinçage n'est nécessaire mais faire deux applications successives. Les temps à respecter sont donc détersion, essuyage, antisepsie.
Se laver les mains au savon antiseptique ou réaliser une friction avec un soluté hydro-alcoolique (+++ car pas besoin de se sécher les mains dans une serviette).
Enfiler des gants stériles.
Disposer le champ stérile troué autour du site à ponctionner.
Repérer les bords de la chambre implantable. La maintenir entre le pouce et l'index pendant que l'on pique.
Piquer l'aiguille dans la chambre implantable (cf. schéma) : verticalement, au milieu du septum, en allant jusqu'au fond de la chambre.
Enlever la pince du Gripper et l'éliminer.
Vérifier reflux sanguin et perméabilité avant tout utilisation : injecter 10 mL de sérum physiologique 0,9%.
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Mode opératoire : pose de la perfusion |
Clamper le prolongateur du Gripper.
Poser sur l'aiguille un pansement étanche et transparent afin de la maintenir en place.
Purger la ligne de perfusion. Clamper la ligne de perfusion.
Adapter la tubulure de perfusion au prolongateur. Déclamper la ligne de perfusion et le prolongateur Gripper. Régler le débit.
Emballer le clamp du prolongateur dans une compresse stérile pour éviter que la patient ne le ferme.
Eliminer les déchets dans le sac jaune.
Préciser au patient de clamper la tubulure au moindre incident ou en fin de perfusion .
Remarque : Lors de l'injection successive de plusieurs produits, des incompatibilités peuvent exister. Elles peuvent entraîner une précipitation et donc une obstruction du site. Il convient donc de se renseigner sur les incompatibilités pouvant exister entre produits médicamenteux avant de réaliser deux injections successives, et de bien rincer entre l'administration de 2 produits (injecter au minimum 20 mL de sérum physiologique). |
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Retrait de l'aiguille |
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Matériel nécessaire |
Pour l'hygiène des mains :
savon antiseptique ou soluté hydro-alcoolique
Pour l'antisepsie de la peau :
compresses stériles
Biseptine® de préférence
eau stérile ou chlorure de sodium 0,9% stérile (si rinçage)
Pour le retrait de l'aiguille :
seringues de volume › ou = 10 mL
gants stériles
2 champs stériles (1 pour le matériel, 1 troué pour le site)
sérum physiologique injectable 0,9% : 20 mL
sac jaune DASRI
container rigide pour piquants/coupants/tranchants
Remarque : l'utilisation de matériel à usage unique est vivement recommandée. Dans la configuration idéale, un set d'injection sur chambre implantable est utilisé (sets remboursés, comprennent tout le matériel à l'exception de la surblouse).
Ex de sets : HARTMANN® , B-BRAUN® . |
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Mode opératoire : retrait de l'aiguille |
Installer le patient, s'habiller et préparer le matériel nécessaire au retrait de l'aiguille (cf. paragraphe précédent).
Enfiler une paire de gants stériles.
Clamper le prolongateur du Gripper.
Rincer avec 20 mL de sérum physiologique 0,9% stérile. Injecter assez rapidement.
Clamper le prolongateur de l'aiguille (laisser la seringue en place).
Retirer l'aiguille.
Comprimer le site de retrait avec une compresse stérile.
Eliminer au lit du malade l'aiguille Gripper dans un container jaune rigide pour objets piquants/coupants/tranchants (à côté de soi).
Réaliser une antisepsie du site piqué.
Poser un pansement stérile de protection, à conserver jusqu'au lendemain.
Eliminer les déchets dans un sac jaune.
Se laver les mains au savon doux.
Remarque : en cas d'utilisation quotidienne du site implantable, mais non en continu (par exemple : 1 perfusion par jour), ne pas retirer l'aiguille mais la laisser en place. |
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Changement d'aiguille |
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Fréquence |
Changement de l'aiguille au minimum 1 fois par semaine lorsque le site est utilisé chaque jour, ou dès la fin de l'injection si le site n'est pas utilisé chaque jour. En l'absence d'utilisation, un bouchon obturateur stérile sera utilisé pour fermer le prolongateur de l'aiguille Gripper. Compresse pour protéger l'obturateur.
Changement du prolongateur : toutes les 72 h .
Changement des lignes de perfusion : à chaque perfusion (sauf perfusion de rinçage). Toutes les 72 h dans la littérature. Certains bionecteurs actuels permettent de garder la ligne de perfusion principale plus longtemps (à protocoliser avec le CLIN et l'EOHH en local).
Cas particulier de la perfusion de lipides : changer la tubulure dès la fin de la perfusion .
Ne pas conserver une tubulure où est observé un reflux sanguin ou un dépôt.
Remarque : il existe également des systèmes étanches appelés « connecteurs pour perfusion en système clos » (Bionecteur ® ), qui maintiennent automatiquement l'étanchéité du prolongateur du Gripper en l'absence de ligne de perfusion. La présence de ce type de bouchon rend inutile la fermeture du prolongateur par un bouchon obturateur. Toutefois, il est nécessaire de bien les décontaminer (antiseptique) avant de brancher une nouvelle ligne de perfusion. |
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Divers |
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Traçabilité du geste |
Remplir le carnet de suivi du patient : date d'administration de produit, produit administré, observations éventuelles.
Les changements d'aiguille et/ou de prolongateur doivent être notés dans le carnet de suivi du patient. |
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Conseils au patient |
En cas d'incident durant la perfusion, clamper au niveau de la roulette de la tubulure et contacter l'infirmière libérale. |
Figure 2 : pose d'une aiguille Gripper


Liste non exhaustive des produits connus pour occasionner fréquemment des interactions médicamenteuses (Expériences de l'hôpital Saint Louis à Paris) :
Entre electrolytes :
Chlorure de calcium (Cl Ca) et :
- Bicarbonate de sodium
- Phosphate
di-potassique (Phdik)
- Chlorure de magnésium (Mgcl)
Phosphate di-potassique et :
- Sulfate de magnésium (MgSO4)
Entre produits :
Arédia et Calcium
Bicarbonate de sodium et :
- Calcium
- Ciflox
- Débridat
- Rifadine
- Zophren
Héparine et
- Ciflox
- Perfalgan
Lasilix et
- Loxen
- Zophren
Mesna et
- Tienam
- Zophren
- Zovirax
Phocytan et
-Ciflox
- Débridat
Phosphates et
- Ciflox
- Vancomycine
Pipéracilline et
- Nétromycine
- Vancomycine
Plasmion et
- Valium
- Vancomycine
Tramadol et
- Solumédrol
- Valium
- Voltarène
Vitamine B1 B6 et
- Bactrim
- Lasilix
Vitamine K1 et
- Vancomycine
Vitrimix et
- Ciflox
- Targocid
5 FU et
- Oxaliplatine
- Zophren
Produits à passer seul :
Bactrim / Cymevan / Fungizone / Foscarvir / Pentacarinat
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