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Date de révision
: 13 décembre 2011 |
Traitement chirurgical
Le but de la chirurgie en matière de neuro-oncologie est de procéder à l'exérèse de la tumeur, en respectant la fonction.
L'IRM éventuellemnt associée à l'IRM fonctionnelle, permettent de préparer le planning chirurgical en approchant la localisation des fonctions motrices, sensitives, visuelles ou du langage.
La tractographie, plus récemment permet d'approcher la visualisation des voies fonctionnelles les plus importantes, qu'il s'agisse du faisceau pyramidal, des voies optiques, des faisceaux profonds…
La neuronavigation permet à partir d'images IRM pré opératoire de construire une stratégie d'abord de la tumeur, en se repérant dans l'espace. Cette technique peut être utilisée en per opératoire sachant qu'elle ne tient pas compte des déformations des tissus apparaissant au cours de l'exérèse. Certains systèmes peuvent néanmoins permettre un recalage des images.
L'échographie per opératoire repèrera lors de l'intervention la tumeur en temps réel et ce malgré les déformations.
La stimulation corticale per opératoire principalement utilisée dans la chirurgie des gliomes de grade II OMS pour repérer les zones intra ou juxtatumorales fonctionnelles peut actuellement être proposée pour la prise en charge de toute tumeur. Elle peut ainsi permettre l'exérèse de lésions corticales au contact des aires et voies motrices. Chez le patient opéré éveillé, elle va permettre de réaliser une résection tumorale, au contact des aires et voies motrices sensitives, visuelles ou langagières.
L'utilisation du microscope opératoire ou de l'endoscope peut faciliter la visualisation de la tumeur et son exérèse si elle est ventriculaire ou profonde.
La fluorescence per opératoire apparue plus récemment permet de visualiser le tissu tumoral grâce à l'utilisation d'un traceur fluorescent spécifique et d'un microscope à filtre sélectif faisant apparaître les zones tumorales rendues fluorescentes.
Dans certaines tumeurs, le chirurgien peut être amené à mettre en place une chimiothérapie locale (après contrôle anatomo-pathologique confirmant la nature gliale maligne), comme la carmustine (implant résorbable) commercialisée ici sous le nom de GLIADEL®.
Si l'exérèse chirurgicale est jugée impossible, compte-tenu de la localisation ou de l'étendue de la lésion, on aura recours à une biopsie le plus souvent en condition stéréotaxique, de manière à obtenir des prélèvements tumoraux permettant une analyse anatomo-pathologique qui guidera au mieux les traitements complémentaires.

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