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Date de révision
: 13 décembre 2011 |
Traitements symptomatiques
Les traitements médicamenteux de l'hypertension intracrânienne
Les corticoïdes
Ils agissent sur l'œdème péritumoral en réduisant la perméabilité vasculaire qu'ils diminuent par leur action anti inflammatoire. On utilise par conséquent parmi les trois types de corticoïdes, les glucocorticoïdes.
Corticoïdes |
Action anti inflammatoire |
Activité minéralotrope |
Durée d'action |
Équivalent Dose Mg |
Cortisone |
0,8 |
1 |
8-12 heures |
25 |
Prednisolone
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4 |
0,8 |
12-36 heures |
5 |
Prednisone
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4 |
0,8 |
12-36 heures |
5 |
Méthyl prednisolone
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5 |
0,5 |
12-36 heures |
4 |
Dexaméthasone |
25 |
0 |
+ 36 heures |
0,75 |
Les glucocorticoïdes les plus utilisés en France sont, per os, la prednisolone, la prednisone et par voie injectable, la méthylprednisolone. Au sein de la littérature, la dexaméthasone demeure le traitement de référence.
Les doses préconisées sont issues des observations cliniques. En général, per os 0,5 à 1,5 mg/kg et par jour d'équivalent prednisone sont proposés. Dans les cas plus sévères par voie intraveineuse, la méthylprednisolone peut être utilisée à des doses de 3 à 5 mg/kg soit 120 à 360 mg par jour.

La réponse clinique est rapide, dès la 6ème heure. Elle est fonction du type histologique de la tumeur.
Les métastases donnent souvent les réponses les plus rapides et les plus spectaculaires.
Ces médicaments qui améliorent spectaculairement l'état clinique du patient sont malheureusement aussi souvent responsables d'effets secondaires nombreux et parfois graves :
Fréquents sans gravité |
Non neurologiques et graves |
Effets secondaires neurologiques fréquents |
Effets secondaires neurologiques rares |
Insomnie
Météorisme abdominal
Augmentation de l'appétit
Vision floue
Acné
Œdème
Lipomatose
Paresthésies génitales
Candidose buccale |
Perforations gastro-duodénales ou iléocoliques
Ostéoporose
Ostéonécrose
Glaucome
Cataracte
Infections opportunistes
Hyperglycémie
Sarcome de Kaposi
Pancréatite
Thrombose veineuse profonde |
Myopathie
Troubles du comportement
Hallucinations
Hoquet
Tremblement |
Psychose
Paraparésie par lipomatose épidurale
Epilepsie |
Il faut par conséquent les utiliser à la dose minimale nécessaire et le moins longtemps possible.
Mais l'arrêt n'est pas sans risque de voir survenir un syndrome de sevrage (pseudo rhumatisme cortisonique avec ou sans myalgies, céphalées, léthargie) qui fait souvent évoquer une reprise évolutive tumorale ou plus rarement une insuffisance surrénalienne, voire un tableau de pseudo tumeur cérébrale (hypertension intracranienne dite bénigne) par baisse de la résorption du LCR.

Le mannitol
Il diminue le contenu cérébral en eau par l'augmentation de l'osmolarité et il réduit la viscosité plasmatique ce qui entraîne une vasoconstriction cérébrale compensatoire si les mécanismes d'autorégulation sont encore préservés.
Le mannitol diminuerait aussi la sécrétion et le volume du LCR.
Le mannitol à 20 % est généralement prescrit à la dose de 0,5 à 2 g/kg par voie intraveineuse pendant 15 minutes suivie par des bolus de 25 g dès que la pression intracrânienne remonte.
Il faudra tenir compte des effets secondaires possibles (insuffisance rénale, deshydratation, effet rebond...)
Le furosémide
Ce diurétique pourrait être associé aux corticoïdes classiques dans l'espoir d'améliorer l'action anti œdémateuse. Il augmenterait et prolongerait l'effet du mannitol.
Les anticoagulants pour le traitement des thromboses veineuses profondes (TVP) associées aux tumeurs cérébrales
2/3 de TVP surviennent dans les 6 semaines qui suivent la chirurgie, dans l'immense majorité des cas au niveau des membres inférieurs, parfois (15 %) de manière bilatérale et 2/3 touchent le membre déficitaire (Ruff, Danish, 2004).
| Prévention des TVP |
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2/3 des TVP surviennent dans les 6 semaines post opératoires |
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Pas d'étude randomisée accessible |
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Moyens mécaniques : compression pneumatique intermittente des MI pendant la craniotomie, port de bas de contention avant et après chirurgie |
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Utilisation systématique d'héparines de bas poids moléculaires. |
Traitements des TVP
Le traitement repose de façon classique sur l'héparine fractionnée ou non, les héparines de bas poids moléculaires voire les anticoagulants oraux (de moins en moins utilisés au profit des héparines de bas poids moléculaires). Le risque hémorragique cérébral existe mais ne doit pas faire remettre en question l’indication.
En conclusion
Les TVP sont fréquentes. Elles restent une cause de mortalité et de morbidité chez ces patients alors que l'on dispose de prophylaxies efficaces qui n'augmentent pas de façon significative les hémorragies post opératoires. Le traitement préventif optimum reste à définir (études cliniques complémentaires souhaitables) (Ruff, Atkins, Taillibert, Auguste, Wen, Danish, 2005, Danish, 2004) .
Il existe un partenariat entre l'ANOCEF et l'AFSOS (Association Francophone pour les Soins Oncologiques de Support) qui permet chaque année d'élaborer ou de mettre à jour des référentiels interrégionaux dans les soins oncologiques de support. Pour plus d'informations, le site internet de l'AFSOS permet de télécharger en ligne les différents référentiels (cancer et fatigue, confusion, HTIC, épilepsie....)
Bibliographie
Atkins CD.
Treatment of venous thrombosis in patients with intracranial malignancies.
J Clin Oncol. 2008;26(11):1905.
Auguste KI, Quiñones-Hinojosa A, Berger MS.
Efficacy of mechanical prophylaxis for venous thromboembolism in patients with brain tumors.
Neurosurg Focus. 2004;17(4):E3.
Danish SF, Burnett MG, Ong JG, Sonnad SS, Maloney-Wilensky E, Stein SC.
Prophylaxis for deep venous thrombosis in craniotomy patients : a decision analysis.
Neurosurgery. 2005;56(6):1286-92; discussion 1292-4.
Danish SF, Burnett MG, Stein SC.
Prophylaxis for deep venous thrombosis in patients with craniotomies : a review.
Neurosurg Focus. 2004;17(4):E2..
Ruff RL, Posner JB.
Incidence and treatment of peripheral venous thrombosis in patients with glioma.
Ann Neurol. 1983;13(3):334-6.
Taillandier L, Blonski M, Darlix A, Hoang Xuan K, et al.
Supportive care in neurooncology.
Rev Neurol (Paris). 2011 Oct;167(10):762-72. Epub 2011 Sep 7
Taillibert S, Delattre JY.
Palliative care in patients with brain metastases.
Curr Opin Oncol. 2005;17(6):588-92.
Wen PY, Marks PW.
Medical management of patients with brain tumors.
Curr Opin Oncol. 2002;14(3):299-307.
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