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Date de révision : 9 février 2007

Traitement médical néo-adjuvant

Chimiothérapie néo-adjuvante

Indications

La chimiothérapie néo-adjuvante, placée avant la chirurgie qu'elle retarde, ne permet pas d'améliorer la survie globale par rapport à la chimiothérapie adjuvante pour les patientes "tout venant". Elle autorise toutefois un taux de conservation mammaire plus important.

Cette approche nécessite une concertation entre le chirurgien et l'oncologue avant le début du traitement.

Elle est un standard
    pour les patientes désireuses d'une conservation mammaire, lorsqu'un tel geste est    impossible d'emblée mais pourrait être envisagé secondairement en cas de réponse    tumorale,
    en cas de tumeur du sein inflammatoire (PEV 2 et 3, T4d).

Elle doit être considérée lorsque le risque métastatique est important et doit être prise en compte rapidement : tumeur à développement rapide (PEV 1), adénopathies axillaires volumineuses, stades III cliniques.

Elle est une option dans les autres cas.

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Modalités de la chimiothérapie néo-adjuvante

Son administration se fait :
    préférentiellement dans le cadre d’un essai thérapeutique évalué
    sur la base d'une description tumorale détaillée et après consultation chirurgicale    préalable
    sur preuve histologique avec détermination des facteurs pronostiques (type histologique, grade, récepteurs hormonaux, degré de surexpression c-erbB2). Dans certains essais thérapeutiques, les modalités de prélèvement biopsique peuvent être spécifiques.

C'est une chimiothérapie à base d'anthracycline (type FEC 100), comportant 6 à 8 cures avec réévaluation tumorale après 3 ou 4 cycles (Cf. arbre).

Comme pour les chimiothérapies adjuvantes l'adjonction de taxanes améliore les résultats, notamment le taux de rémissions histologiques complètes et les schémas recommandés comportent 6 à 8 cycles de chimiothérapie avec anthracyclines et taxanes, en séquentiel ou en concomitant.

Pour les patientes surexprimant c-erbB2 (+++ ou ++ et FISH/CISH positif), il est recommandé d'adjoindre du trastuzumab (mais pas en concomitant avec l'anthracycline) en néoajuvant qui sera poursuivi en adjuvant pour une durée globale d'un an ; dans ce cas le traitement adjuvant par trastuzumab après la chirurgie doit être poursuivi.

  Il est préférable de réaliser l'ensemble de la chimiothérapie avant la chirurgie. La réponse à la chimiothérapie appréciée sur la pièce opératoire est un facteur pronostique important, et une rémission histologique complète est un critère fort de non récidive.
  Il n'y a pas de standard sur la conduite à tenir lorsqu'il n'existe à l'intervention aucun signe de régression tumorale après chimiothérapie, notamment en cas d'envahissement ganglionnaire important.

L'indication de radiothérapie se base sur l'application des principes concernant les tumeurs N+.

Hormonothérapie néo-adjuvante

C'est une option face à une tumeur fortement hormonosensible chez une patiente âgée. Un inhibiteur de l'aromatase sera privilégié.

Référence :
Kaufmann M, Hortobagyi GN, Goldhirsch A, et al.
Recommendations from an international expert panel on the use of neoadjuvant systemic treatment of operable breast cancer : an update.
J Clin Oncol 2006, 24, 1940-1949.

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