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Date
de révision : 9 février 2007
Recommandations
pour la reconstruction mammaire (RM)
Il
existe à ce jour 6 techniques opératoires
validées de reconstruction du sein :
prothèse mammaire seule d'emblée
prothèse mammaire après expansion cutanée
lambeau de muscle grand dorsal avec prothèse
lambeau de muscle grand dorsal sans prothèse dit "autologue"
lambeau de muscle grand droit de l'abdomen (TRAM)
lambeau cutanéograisseux de l'abdomen microanastomosé
(DIEP).
Ces techniques différent entre elles par la lourdeur
de l'intervention, les risques de complications et d'échec
(plus nombreux en cas de tabagisme) et la qualité du
résultat esthétique. Elles nécessitent
toutes une bonne expérience de la part du chirurgien
; certaines demandent en outre une compétence spéciale
(DIEP) ou un environnement hospitalier adapté (TRAM).
La
reconstruction du sein peut être réalisée
selon 2 modalités au mieux 6 à 12 mois
après la fin des traitements complémentaires
(radio ou chimiothérapie). On parle alors de reconstruction
mammaire secondaire (RMS). La reconstruction mammaire immédiate
(RMI) est réalisée en même temps que la
mammectomie.
Indications
de la RMS : chaque femme peut bénéficier
d'une RMS quel que soit le stade de la maladie. Seuls doivent
être pris en compte dans la décision, la motivation
et l'état général de santé, car
la reconstruction chirurgicale est une nouvelle épreuve
physique et morale pour la patiente. Le chirurgien qui va
pratiquer la reconstruction doit avoir connaissance de l'histoire
de la maladie et informer les praticiens impliqués
dans la surveillance.
Indications
de la RMI : on admet généralement qu'une RMI
peut être proposée à toute femme qui ne
devrait pas subir de radiothérapie postopératoire,
car la radiothérapie altère fortement la qualité
de toute reconstruction. Les indications idéales sont
: mastectomie prophylactique, carcinome intracanalaire étendu,
récidive de traitement conservateur. La mammectomie est totale avec ou sans préservation de l'étui cutané mais avec toujours ablation de la PAM. Cependant, une radiothérapie
postopératoire prévisible n'est pas une contre-indication
absolue à la RMI : dans ce cas il est recommandé
d'utiliser un lambeau musculaire ou cutanéograisseux
(muscle grand dorsal, TRAM ou DIEP). Si une radiothérapie
est finalement nécessaire après l'analyse histologique
du sein, son efficacité n'est pas altérée
par la présence de l'implant mammaire. La patiente doit
néanmoins être prévenue du risque élevé
de coque périprothétique.
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