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Date de révision
: 09 juin 2010
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Mécanismes de la douleur
Douleurs nociceptives
Ces douleurs correspondent à une activation
des voies de la douleur à partir des nocicepteurs par
une stimulation nociceptive (lésion tissulaire). Le
fonctionnement du système nerveux reste intact.
Elles correspondent à un excès de stimulation
des terminaisons libres ou des récepteurs.
Ces douleurs répondent habituellement aux antalgiques.
Remarque : Les douleurs sont souvent
mixtes associant une composante nociceptive et neuropathique.

Douleurs neuropathiques :
Définition : « douleur secondaire à une lésion ou une maladie affectant le système somato-sensoriel ».
Caractéristiques :
Douleurs secondaires à une lésion du système nerveux central ou périphérique, quelle qu’en soit l’étiologie.
Douleurs le plus souvent chroniques et séquellaires (sauf SEP ou neuropathies aiguës)
Survenue fréquente avec un intervalle libre variable, de quelques heures à plusieurs années, après la lésion causale,
Caractéristiques séméiologiques propres,
Toujours associées à un déficit sensitif plus ou moins systématisé,
Traitements spécifiques.
Epidémiologie en cancérologie :
La prévalence en cancérologie n’est pas connue :
Difficile à évaluer (contexte),
Origine et filières de soins variées,
Lésion neurologique méconnue,
Lésion neurologique connue, mais lien causal non établi,
Forte prévalence des douleurs mixtes : composantes nociceptive et neuropathique
Cependant :
Douleurs périphériques très largement majoritaires,
Prévalence élevée des douleurs iatrogènes consécutives à un acte chirurgical (thoracotomie, laparotomie, amputation, chirurgie délabrante, chirurgie ORL),
Polyneuropathies médicamenteuses (chimiothérapie) assez fréquemment douloureuses.
Situations douloureuses iatrogènes :
Douleurs post-chirurgicales,
Douleurs chimio-induites,
Douleurs survenant après radiothérapie.
Principales molécules concernées dans les polyneuropathies chimio-induites :
Alcaloïdes de la pervenche : Vincristine,
Sels de platines : Cisplatine et Oxaliplatine,
Taxanes : Paclitaxel,
Epothilones : Bortezomib.
Symptomatologie de la douleur neuropathique – la quintette symptomatique :

Comment établir le diagnostic de douleur neuropathique ?
Combinaison de symptômes positifs (douleur) et de signes négatifs (déficit) évocateurs :
Symptômes douloureux caractéristiques,
Déficit sensitif (parfois difficile à mettre en évidence).
Topographie systématisée de la douleur et du déficit au minimum dans un territoire relativement bien systématisé sur le plan neurologique,
Aide au diagnostic : questionnaire DN4,
Examens complémentaires inutiles pour le diagnostic syndromique,
Lésion neurologique correspondante identifiée ou suspectée par l’anamnèse ou l’examen clinique : rechercher si besoin,
Avis : consultation de la douleur.
Définition des symptômes
Allodynie : sensation douloureuse provoquée par une stimulation normalement non douloureuse,
Hyperalgésie : sensation douloureuse anormalement intense provoquée par une stimulation douloureuse normalement moins intense,
Hyperpathie : sensation douloureuse intense et durable survenant après sommation spatiale et temporelle de stimuli faiblement douloureux,
Hyperesthésie : majoration de la sensibilité,
Hypoesthésie : diminution de la sensibilité,
Dysesthésies : sensations anormales et désagréables mais non douloureuses, spontanées ou provoquées,
Paresthésies : sensations anormales spontanées non douloureuses et non désagréables à type de picotements ou fourmillements.
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