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Date de révision
: 13 décembre 2001
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Sémiologie
et mécanismes de la douleur
Douleurs par excès
de nociception
Ces douleurs correspondent à une activation
des voies de la douleur à partir des nocicepteurs par
une stimulation nociceptive (lésion tissulaire). Le
fonctionnement du système nerveux reste intact.
Elles correspondent à un excès de stimulation
des terminaisons libres ou des récepteurs.
Ces douleurs répondent habituellement aux antalgiques.
Exemples : coliques néphrétiques,
sciatique aiguë par compression discale, fracture, brûlure,
métastases osseuses
Rq : Les douleurs sont parfois
mixtes associant une composante nociceptive et neuropathique.

Douleurs neuropathiques
Ces douleurs correspondent à une hyperactivité
spontanée des voies de la douleur, sans stimulation
nociceptive, consécutive à une lésion
des voies de la sensibilité que ce soit au niveau du
système nerveux périphérique ou central.
Laltération des voies de la sensibilité
entraîne des perturbations complexes de lensemble
du système nociceptif : hypersensibilité, perte
de spécificité, décharge spontanée,
perte des contrôles inhibiteurs, hyperactivité
du sympathique.
Ces douleurs sont habituellement peu sensibles aux antalgiques
et fréquemment à lorigine de douleurs
chroniques car la lésion neurologique est souvent définitive.
Exemples : douleurs post-zostériennes,
polynévrites, membres fantômes, arrachements
ou envahissement tumoral du plexus brachial, certaines douleurs
de cicatrices ou post-opératoires, douleurs centrales
après un AVC.
Certains syndromes canalaires (méralgie paresthésique,
syndrome du canal carpien
) peuvent bénéficier
dun traitement local efficace.
| Signes cliniques caractéristiques
des douleurs neuropathiques : |
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Expression de la douleur spontanée
: brûlure, picotement, décharge électrique,
broiement
. |
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Modification de la sensibilité
lors de lexamen : hypo-esthésie ou anesthésie,
allodynie (réponse douloureuse à une stimulation
normalement indolore), hyperesthésie (réponse
anormalement intense à une stimulation douloureuse),
hyperpathie (réponse douloureuse extrêmement
intense, qui se prolonge après larrêt
du stimulus et qui implique un territoire débordant
largement la zone stimulée). |
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La topographie de la douleur se situe
dans un territoire correspondant à une lésion
neurologique. |
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La présence de déficits
neurologiques permettent le diagnostic de la lésion
neurologique. |
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Les douleurs peuvent être retardées
de plusieurs semaines par rapport à la lésion
: ( intervalle libre). |
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On peut noter un dysfonctionnement sympathique
: troubles vasomoteurs, dépilation, troubles des
phanères... |
Rq : Les douleurs sont parfois
mixtes associant une composante nociceptive
et neuropathique.

Douleurs psychogènes
Ces douleurs sont en rapport avec une problématique
psychologique (suite de deuil
) ou psychopathologique
(angoisse
) caractérisée qui sexprime
au travers du corps et dont le diagnostic repose avant tout
sur les signes suivants : éléments du discours,
personnalités pathologiques entrant dans le cadre dune
névrose hystérique, dune hypocondrie
En aucun cas, il ne sagit dun diagnostic lié
à labsence de cause organique décelable.
La douleur refuge décrite
comme invalidante, représente en fait un mode de résolution
inconscient de certains conflits, organisant la vie du patient
et de son entourage autour du symptôme. Il est parfois
préférable de laisser les choses en létat
plutôt que de rompre un équilibre organisé.

Douleurs idiopathiques
Ces douleurs sont évoquées devant
la négativité de toutes les explorations. Cest
labsence darguments en faveur dune origine
organique ou psychogène qui fait retenir le diagnostic.
Certains tableaux douloureux chroniques restent médicalement
inexpliqués mais possèdent des caractéristiques
cliniques suffisamment stéréotypés pour
offrir la possibilité de porter un diagnostic clinique.
Exemples : les glossodynies, les stomatodynies,
un bon nombre de céphalées, les douleurs myofaciales...
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