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Date de révision : 28 août 2008

Gestion des postures et programme de mobilisation

Postures et mobilisations découlent d’un rapide bilan réalisé en concertation kinésithérapeute- équipe soignante prenant en compte :
l’état cutané initial (lésions préexistantes, cicatrices fraîches),
les possibilités ostéo-articulaires du malade,
l ’état cardio-respiratoire,
l ’évaluation de la douleur,
l ’état de conscience,
l ’évaluation de l’environnement : techniques médicales (sondes, redons, drains, intubation, etc…).

Les consignes de postures ou des mobilisations seront écrites dans le dossier de soins du patient afin d’être connues et appliquées par les personnes compétentes.

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Les postures

Elles tendent à supprimer un appui ou le diminuer.
Elles doivent être confortables et sécurisantes.
Le temps imparti à ces postures dépend de leur tolérance. Il en est de même de leur rythme quotidien qui doit être personnalisé.
Quelques repères :
  Le temps entre deux mobilisations ne doit pas excéder trois heures.
  Un patient immobile au fauteuil ne doit pas y séjourner plus de deux heures.

On peut distinguer :

a- le décubitus dorsal : dossier à 30° de surélévation, hanches fléchies à 30°, genoux fléchis à 10- 20°, et légère déclive du lit.
b- les décubitus latéraux D et G : avec inclinaison du corps en arrière d’environ 30° pour dégager l’épaule d’appui ; oreiller sous la tête, calage lombaire avec un coussin, membre inférieur d’appui en flexion plus importante, coussin entre les genoux.
c- le décubitus ventral est très peu utilisé car mal toléré.
d- la position assise : pieds au sol ou sur marchepied, utiliser l’inclinaison du dossier en se rapprochant le plus possible de la verticalité.

Une vigilance particulière est donnée à la sécurité (barrières relevées lors du décubitus latéral, ceinture de maintien en position assise si nécessaire).

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Les transferts

Le passage d’une position à l’autre se fait par deux soignants pour la sécurité et le confort du patient et afin de respecter les règles d’ergonomie.
Utiliser, si la situation s’y prête, le matelas de transfert ou le lève-malade.
La prescription d’antalgiques avant les transferts peut faciliter la manœuvre.
Les transferts permettent également de vérifier et de traiter les points d’appui et de vérifier l’état de la literie.

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Les mobilisations

Elles sont actives lorsque l’état du patient le permet, se font le plus souvent en décubitus dorsal et visent au maintien de la trophicité musculaire.
Les mobilisations passives sont réservées aux patients sédatés ou comateux afin de préserver les amplitudes articulaires et empêcher les rétractions.
Elles doivent tenir compte :
  de l’état hématologique du patient (une thrombopénie augmente le risque hémorragique intra-articulaire et les hématomes musculaires),
  de l’éventualité de lésions osseuses (métastatiques).

Le rythme et l’intensité des mobilisations sont très variables car ils dépendent de la pathologie, de l’état général, des examens médicaux prévus (patient à jeun, prémédiqué).


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Escarre, troubles cutanés, cancer, peau, skin

prévention des escarres cutanées ; peau ; troubles trophiques cutanés