Page modifiée le : 30 juin 2010 |
Prise
en charge hospitalière
Prise en charge
hospitalière initiale

Prise en charge hospitalière à 48h d'un patient en neutropénie fébrile (patient à haut risque)


Prise en charge d'un patient en neutropénie fébrile initiale après retour à domicile précoce (patient à faible risque)

Arrêt
du traitement anti-infectieux

Retour à domicile précoce d’un patient en neutropénie fébrile, sous antibiothérapie per os
Il est possible si tous les critères suivants sont réunis (Voir Bibliographie) :
Neutropénie de bas risque
Prise orale de médicaments possible
Négativité de la documentation bactériologique à 48h
Obtention de l'apyrexie
Faible éloignement de la structure hospitalière (trajet domicile/hôpital < 1 heure)
Patient non isolé socialement
Contact téléphonique facile patient/hôpital
Compliance et accord du patient pour une prise en charge à domicile
Bonne communication spécialiste/médecin traitant
Surveillance à domicile possible par le médecin traitant
Antibiothérapie initiale en l’absence de point d’appel infectieux et de documentation bactériologique
Patient avec neutropénie fébrile de haut risque :
Bi-antibiothérapie IV large spectre : C3G + aminosides ou C3G + fluoroquinolones
Patient avec neutropénie fébrile de bas risque :
Bi-antibiothérapie per os large spectre : amoxicilline + ac.clavulanique + ciprofloxacine
(si allergie aux pénicillines, remplacer amoxicilline + ac.clavulanique + ciprofloxacine per os par ceftriaxone IV + ciprofloxacine per os)
Intérêt du dosage sanguin des marqueurs de l’inflammation procalcitonine (PCT) et protéine C réactive (PCR) en cas de neutropénie fébrile ?
Dans les cas de neutropénie fébrile, la procalcitonine semble être un meilleur marqueur diagnostique et pronostique de l’infection sous-jacente que la PCR, bien que certains auteurs, comme Uys, n’aient pas mis en évidence de corrélation entre marqueurs inflammatoires et risque infectieux (Voir Bibliographie).
Le taux sanguin de procalcitonine atteint son zénith 6 à 8 heures après le début du sepsis. Sa demie vie est de 25 à 30 heures. Ainsi, un dosage précoce de PCT peut s’avérer être un faux négatif.
Si l’on retient la PCT comme marqueur biologique pronostique infectieux, la surveillance de sa décroissance par un dosage toutes les 48h peut être proposé comme argument biologique de réponse au traitement.
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