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Date de révision : 1er juin 2007

Protocoles et recettes

- Protocole d'alimentation entérale après gastrostomie percutanée
- Conseils diététiques : quelques exemples
- Ré-alimentation per os
- Hydratation pour les patients présentant des troubles de la déglutition

Protocole d'alimentation entérale après gastrostomie percutanée
(Source : Centre Alexis Vautrin)

Jour 0
1 - Malade à jeûn
2 - Pose de la sonde de gastrostomie percutanée
3 - Contact avec le service diététique pour une prise en charge de l’alimentation entérale.
4 - Vérifier l’état du pansement : signaler toute douleur importante.
Le soir :
Passage de 250 cc de glucosé à 5 % sur 1 heure par la sonde sur une nutripompe.

Jour 1
Fonction digestive normale :
Passage de 1 000 kcal dans 2 litres de produit d’alimentation entérale (avec ou sans fibre selon le cas), par nutripompe en 4 fois. Débit 200 ml par heure.
Fonction digestive altérée (patient non nourri) :
Habituellement : passage de réalimentation 500 kcal sur 1 litre en 4 fois sur nutripompe.
Débit 100 ml par heure.

Surveillance :
Propreté du pansement : noter si écoulement ou signe inflammatoire
Perméabilité de la sonde : passer une seringue de 20 cc d’eau (à faire avant chaque prise)
Position semi-assise pour éviter les fausses routes
Transit intestinal
Vitesse de passage du mélange.

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Jour 2
- 1 500 kcal dans 2 litres en 4 fois.

Surveillance :
Vérifier l’état du pansement
Position semi-assise
Transit intestinal
Vitesse de passage du mélange : 200 à 300 ml / heure.

Jour 3
- 2 000 kcal sur 2 litres en 4 fois
(par gravité si sortie prévue le lendemain)

Jour 4
Possibilité de sortie à domicile si :
- Bonne tolérance
- Education du patient et dossier de prise en charge effectué par une diététicienne.


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Ré-alimentation per os après chirurgie ORL

Alimentation solide Description des aliments Surveillance
Essai Eau gélifiée   Orthophoniste
Première étape Collations - Yaourts
- fromage blanc
- petits suisses
- compote sans morceaux de fruits
- flan sans grain (semoule ou riz)
Aide soignant
Deuxième étape Alimentation mixée   Aide soignant à titre occasionnel
Troisième étape Alimentation moulinée et semi-pâteuse   Aide soignant à titre occasionnel
Quatrième étape Alimentation classique sans alimentation fragmentée

Exclure :
- semoule
- riz
- crudités rapées
- gateaux secs, biscottes

Ajouter :
- sauces crème
- sauce oeufs

Aide soignant à titre occasionnel
Dernière étape Alimentation normale   Aucune

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Hydratation pour les patients présentant des troubles de la déglutition

Recette de l'eau gélifiée

Pour un litre d’eau :
- 20 g de gélatine en poudre ou 6 à 8 feuilles de gélatine,
- sirop ou jus de fruits.

Préparation :
- faire chauffer ½ litre d’eau (sans ébullition),
- mettre la gélatine,
- fouetter,
- ajouter hors du feu le reste d’eau et le parfum,
- verser dans un moule froid,
- placer au réfrigérateur.

Remarques :
- se conserve au froid pendant 48 h après la préparation,
- servir frais mais non glacé.

Poudre instantannée à diluer dans un liquide chaud et froid

disponible en pharmacie et chez les sociétés prestataires de service
non remboursé par la CPAM

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Au total :

Quelques exemples de conseils diététiques

Petits repas fréquents (collations) en cas de pertes d'appétit.
Pour augmenter en calories
Pour enrichir en protéïnes :

Que faire en cas de perte d’appétit ?

Certains médicaments ou traitements, tout comme la douleur, l’anxiété et la tumeur elle même, affectent l’appétit. De plus, le fait de ne pas manger, induit la perte d’appétit qui elle même ne permet pas de manger : c’est le cercle vicieux.
Dans ce cas, il est illusoire de vouloir manger un repas complet ; il est préférable de manger 6 à 8 fois par jour de petites quantités d’aliments de préférence riches en calories sous un petit volume. Les petits moyens ont souvent des effets notables.

Il sera conseillé :

Des petits grignotages salés : dés de jambon, de fromage ou de crème de gruyère, rondelles de saucisson, chips, gâteaux apéritifs salés

Des petits grignotages sucrés : flan, gâteau de semoule ou de riz, glace, fromage frais (yaourt, petits suisses, fromage blanc…), fruits secs, compotes, céréales au lait, barres de céréales…

D’agrémenter les plats de tranche de citron, persil, herbes aromatiques pour les rendre plus savoureux et appétissants

De ne pas manger seul dans la mesure du possible

Enrichir en protéines :

Ajouter du lait en poudre (non régénéré) au lait liquide, aux purées, aux potages, aux yaourts et fromages frais, aux desserts lactés

Mixer les potages avec du jambon ou de la viande, ajouter des jaunes d’œufs

Mettre du fromage râpé, du jambon ou de la viande mixée dans les sauces, les légumes et les potages

Ajouter un blanc d’œuf battu en neige dans les compotes, les crèmes pour en faire des mousses

Ajouter des dés de jambon, d’œuf dur ou de fromage dans les salades

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Augmenter les calories

Ajouter de la crème fraîche dans les purées, les potages, les sauces sur les légumes et sous forme de chantilly sur les crèmes, les fruits cuits, les compotes, les glaces ou dans le café
Mettre du beurre sur le pain, les légumes, dans les potages ou les sauces
Assaisonner les crudités avec la mayonnaise

Ajouter miel ou caramel sur les fromages frais (yaourt, petits suisses, fromage blanc), sur les compotes, salades de fruits ou desserts lactés et glaces.
Augmenter la consommation d’aliments riches en protéines (viandes, poissons, œufs, produits laitiers) et/ou enrichir les potages, purées, dessert avec lait en poudre, œufs, fromages...
Eviter les aliments trop chauds, trop sucrés, trop acides, trop salés, trop épicés
en cours de radiothérapie ou en présence de mucite : préférer une alimentatio lactée
Modifier la texture de l’alimentation (hachée, mixée, liquide) tout en maintenant un apport hydrique.
Au cours de la chimio, variétés des choix, présentation des plats, repas froids si nausées.
Régime sans légumes et sans fruits pour les irradiations pelviennes.
Mouiller les aliments avec de la crème, de la sauce lors des irradiations cervicales.
Compléments oraux (s’assurer de leur tolérance).

 


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Nutrition, support, alimentation