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Date de révision : 1er juin 2007
Prise en charge nutritionelle et du risque de nutrition

La prise en charge nutritionnelle d'un patient utilise différents moyens d'amélioration de son état nutritionnel. On distingue 2 niveaux de prise en charge :

Premier niveau de prise en charge : Nutrition orale (NO) - gestion du risque

L'intervention précoce est indispensable. Elle permet de retarder voire de prévenir l’installation d’une dénutrition. Les menus seront diversifiés, adaptés à chaque individu, proposant un choix varié et de présentation soignée. Cette prise en charge tient compte de l’état psychologique du patient, de son entourage social, des altérations des sens olfactifs et gustatifs.

Information du patient sur les effets du traitement et les possibilités de troubles nutritionnels

Conseils par une diététicienne spécialisée

Conseils d’hygiène de vie

Surveillance régulière du poids

Soutien psychologique

Compléments oraux : prise en charge LPPR Arrêté 10/11/00 J0.19.11.00

Les compléments alimentaires (liquide ou sous forme de crème) peuvent être utilisés comme apport de protéines (hyperprotéinés sous la dénomination HP, énergie…). Ils seront consommés de préférence en collation, bien frais, à distance du repas,  à la paille pour les compléments liquides (ou au verre si l’effort de succion est trop difficile ou fatiguant) ou sous forme de crème en cas de fausses routes aux liquides.

Depuis fin 2000 (arrêté du 10.11.00 au JO du 19.11.00), ils sont pris en charge pour le patient cancéreux au titre de LPPR. Il est important d’en varier les arômes ou les textures voire les marques pour éviter la lassitude du patient.

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Deuxième niveau de prise en charge : nutrition artificielle (NA)

Quand la voie orale est impossible ou insuffisante. Elle est préférée lorsque le tube digestif est viable (ni-occlusion, ni-limitation des capacités d'absorbtion)



Nutrition entérale (NE) : SOR

Débuter la NE à 100 ml/H à augmenter progressivement. Vérifier le volume résiduel gastrique au début.

Par sonde nasogastrique, gastrostomie. (per-endoscopique, radiologique chirurgicale) ou jéjunostomie.

Recommandations professionnelles pour la pratique des soins de l'ANAES (avril 2000) : Soins et surveillance des abords digestifs pour l'alimentation entérale chez l'adulte en hospitalisation et à domicile.
Les principales complications sont les régurgitations, l'inhalation et l'intolérance digestive.


Nutrition entérale à domicile :
Prise en charge à domicile par un prestataire et selon le décret du 20.09.00 J0 5.10.00

Nutrition parentérale (NP) (SOR)

Totale ou partielle.

La NP n'est indiquée que lorsque l'alimentation orale et la nutrition enterale sont impossibles, insuffisantes ou contre-indiquées.

Sa principale complication est le risque infectieux.

Possibilités de nutrition à domicile (produits avec vignettes) (Arrêté du 01/03/2001).

Indications

Intervention chirurgicale lourde chez un patient dénutri et/ou avec jeûne prévisible > ou = à 7 jours.

La nutrition par voie centrale est la seule technique qui permet un apport nutritif significatif pendant une longue période. C'est la seule voie à utiliser chez un sujet dénutri.

La voie périphérique, si le capital veineux le permet, ne peut donc à la limite être indiquée que sur quelques jours chez un malade non dénutri qui ne peut bénéficier d'un appport oral ou entéral suffisant.

NB : nutrition entérale (NE) et nutrition parentérale (NP) ont la même efficacité nutritionnelle.
La nutrition parentérale est plus coûteuse et plus morbide que la nutrition entérale.

NB : dans tous les cas respect strict des règles d'aseptie, des protocoles et fiches de soins pour la mise en place et les manipulations.

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Par voie centrale

Pour des apports > 1200 Kcal/j.

Par voie périphérique

Possible pour des durées < 10 jours

Si osmolarité < à 800 mosml/l

Si le capital veineux le permet

Pour des apports < ou = à 1200 Kcal/j

 

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Nutrition, support, alimentation