|
Date de révision
: 2 mai 2011
|
Diagnostic
et bilan
Signes cliniques
Les signes cliniques les plus fréquents sont :
la dyspnée
la douleur
Les manifestations cliniques du mésothéliome sont généralement aspécifiques et insidieuses et ne doivent pas être utilisées seules comme critères diagnostiques, même en cas d'exposition antérieure à l'amiante (recommandation, grade 1A).
Examens complémentaires diagnostiques
La radiographie thoracique peut montrer un épanchement pleural unilatéral ou un épaississement pleural. Elle ne doit pas être utilisée seule pour établir le diagnostic de mésothéliome (recommandation, grade 1A).
La tomodensitométrie thoracique est inappropriée pour établir un diagnostic définitif de mésothéliome, mais les épaississements pleuraux diffus ou nodulaires sont très évocateurs de cette pathologie (recommandation, grade 1A). Elle doit être si possible réalisée après évacuation de l'épanchement.
L'imagerie par résonnance magnétique n'est pas un examen pertinent pour le diagnostic de mésothéliome (grade 1B).
Le PET scan n'est pas actuellement utile pour le diagnostic de mésothéliome (grade 1C).
Il n'y a pas actuellement de marqueurs sériques fiables.
Une fibroscopie bronchique doit être réalisée pour rechercher une pathologie associée (avis d'experts).

Examen anatomo-pathologique
Le diagnostic de mésothéliome repose sur l'examen anatomo-pathologique. Ce diagnostic peut être difficile car le spectre morphologique du mésothéliome est très étendu, source de difficultés diagnostiques en particulier avec les métastases de carcinomes, les sarcomes primitifs ou secondaires et plus rarement les localisations pleurales de tumeurs bénignes ou des pathologies inflammatoires.
L'aspect macroscopique du mésothéliome peut être différent tout au long de son évolution naturelle. D'autres tumeurs malignes peuvent avoir un aspect pseudo-mésothéliomateux (thymomes, carcinomes, lymphomes, angiosarcomes...).
Les caractéristiques microscopiques du mésothéliome sont bien définies dans la classification internationale (OMS 2004) des tumeurs pleurales, dominée par le MPM épithélioïde. Cependant, cette tumeur a des aspects variés et peut ressembler à une lésion pleurale bénigne ou à des lésions métastatiques, ce qui est plus fréquent que le mésothéliome dans la population générale. Les tumeurs pleurales les plus fréquentes sont les localisations secondaires de cancers bronchiques et mammaires et leurs aspects peuvent simuler un mésothéliome sur des lames standards. Les lésions pleurales bénignes et les lésions de réaction pleurale sont aussi un problème diagnostique et peuvent apparaître au même âge que le mésothéliome (épanchement pleural sur insuffisance cardiaque, pneumonie, cirrhose…). Ces lésions sont secondaires et ont un aspect d’hyperplasie mésothéliale atypique.
|