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Date de révision : 31 décembre 2008 |
Bilan
diagnostique
Le
bilan est réalisé dans le contexte d'une masse
rénale sur des signes cliniques (douleur, hématurie, syndrome paranéoplasique...) ou de façon fortuite à l'échographie ou au scanner.

Examens
indispensables
TDM
abdominopelvienne ( + éventuel balayage thoracique)
1er temps :
Passage
sans injection de produit de contraste sur les loges rénales
(recherche de calcifications, de plages graisseuses
).
Cas particuliers :
En
cas de suspicion d'angiomyolipome (AML) du rein, des
mesures de densité sur les coupes natives sont réalisées à la recherche
d'une composante graisseuse.
2ème temps :
Exploration
scanographique après injection de produit de contraste
iodé.
Le débit d'injection doit être suffisant
(3 cc/seconde minimum), afin de permettre un premier
temps vasculaire de bonne qualité. La quantité
totale de produit de contraste est adaptée au poids
du patient (max 2 cc/kg). En cas d'antécédent de réaction à
l'injection de produit de contraste iodé, le bilan allergologique permet de sélectionner un PCI non allergisant ou d'orienter vers une IRM. En cas d'insuffisance rénale sévère (clairance < 30 ml/min) il existe un risque de fibrose systémique néphrogénique à l'injection de gadolinium.
L'exploration
après injection de produit de contraste se fait par
deux spirales, la 1ère au temps cortical, la 2ème au temps cortico-médullaire.
L'épaisseur nominale des coupes est comprise entre
3 et 5 mm.
Des
reconstructions multiplanaires, et/ou de rendu volumique (VR), permettent de préciser l'anatomie vasculaire, la localisation dans le rein, les rapports avec la voie excrétrice, la perméabilité
des veines rénales, les rapports avec les organes avoisinants.
3ème temps :
En
cas d'extension sinusale avant chirurgie partielle ou de doute
sur une tumeur urothéliale, une acquisition au temps excrétoire est indiquée (avec injection de diurétique avant l'injection de PCI).
4ème temps :
Le
temps thoracique est réalisé en cas de confirmation
d'une tumeur solide sur la phase abdomino-pelvienne.
Bilan biologique
Dont
NF, ionogramme, calcium, créatinine, et un bilan hépatique
(phosphatases alcalines,
transaminases, bilirubine).

Examens optionnels
Radiographie pulmonaire
N'a plus de place dans le bilan initial
Echographie standard avec Doppler
Inutile
si TDM réalisée.
Echographie avec produit de contraste ultrasonore
Peut être intéressante dans certaines tumeurs à forte composante kystique.
IRM
Ses indications sont principalement :
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les
tumeurs à composante kystique |
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les lésions non ou mal caractérisées au scanner |
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l'extension
veineuse |
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les
contre-indications à l'injection de PCI
et la femme enceinte |
Les critères de qualité de l'IRM sont moins standardisés que pour le scanner.
Les séquences comprennent :
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une
exploration en pondération T2 par une acquisition axiale et coronale (une séquence
en opposition de phase peut être réalisée
afin de rechercher une composante graisseuse intra-lésionnelle) |
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une
exploration en pondération T1 avant et après
injection de produit de contraste, si possible en apnée
et saturation de graisse |
Le plan coronal est préféré
au plan axial, sauf si les artefacts respiratoires sont marqués.
Après une injection en bolus, les acquisitions sont
répétées aux différentes phases
de l'opacification vasculaire, parenchymateuse, voire excrétoire

Classification de Bosniak pour les lésions kystiques rénales :
Type I
(kyste simple) |
Densité hydrique (-10 à 20 UH)
Homogène
Limites régulières sans paroi visible
Absence de rehaussement (< 10 UH) |
bénin
ne nécessite aucun suivi |
Type II
(kyste atypique) |
Cloisons fines
Fine calcification pariétale
Kyste hyperdense (> 50 UH)
Absence de rehaussement (< 10 UH) |
anomalies minimes : aucune surveillance
Eventuellement autres explorations pour confirmer. |
Type II F
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Sous-type créé plus récemment
kystes avec atypies suffisantes pour motiver un suivi (F =follow-up)
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Type III
(kyste suspect) |
Cloisons nombreuses et/ou épaisses
Paroi épaisse
Limites irrégulières
Calcifications épaisses et/ou irrégulières
Contenu dense (> 20 UH)
Rehaussement de la paroi ou des cloisons |
en l'absence de
contre-indication :
chirurgie exploratrice. |
Type IV
(cancer à forme kystique) |
Paroi épaisse et irrégulière
Végétations ou nodule mural
Rehaussement de la paroi ou des végétations (> 15 UH) |
néphrectomie partielle ou élargie |

Scintigraphie rénale
(DMSA, Mag3)
S'il
existe un doute sur la fonction du rein controlatéral.
Scintigraphie osseuse
Dans
le bilan d'extension initial s'il existe un signe d'appel.
Scanner cérébral
Dans
le bilan d'extension s'il existe un signe d'appel.
TEP-Scan au FDG
La
TEP-FDG n'est pas indiquée pour caractériser une lésion rénale suspecte. Elle peut être indiquée pour la caractérisation de lésions suspectes à distance identifiées au scanner si cela peut avoir un impact sur prise en charge.
Echographie trans-sophagienne
et cardiaque
Indications
exceptionnelles pour apprécier l'extension intra-cardiaque
du thrombus cave.
UIV
N'a plus d'indication dans le bilan des tumeurs parenchymateuses. Devant une suspicion de tumeur urothéliale, elle est avantageusement remplacée par un uroscanner de bonne qualité avec injection de diurétique.
Histologie rénale
pré-opératoire
Indications :
en
cas de doute diagnostique chez un patient opérable
(doute sur une tumeur bénigne, sur un lymphome ou une
métastase sur le rein, lésion sur rein unique, lésions bilatérales, petites tumeurs mal caractérisées en imagerie
)
pour confirmation diagnostique avant traitement d'un
cancer rénal découvert au stade métastatique.
Moyens :
Biopsie :
- réalisation sous écho ou scanner
- dimension des aiguilles comprises entre 14G et 18G
- prélèvement de deux échantillons si
possible
- fixation des échantillons
dans un fixateur à base de formol.
NB : un prélèvement pour la congélation (biologie moléculaire et/ou immuno-histochimique) doit être réalisé chez le patient de moins de 45 ans à partir de la pièce opératoire ou d'un deuxième prélèvement biopsique chez un patient non opéré.
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