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Date de révision
: 17 avril 2003
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Traitements
Seront successivement abordés les points
suivants :
- Le traitement des formes localisées
- Certains problèmes particuliers
: coelio-chirurgie, chirurgie partielle, geste sur la surrénale,
curage ganglionnaire, embolisation pré-opératoire,
examen extemporané, tumeur bilatérale, tumeur
du sujet fragile, transplantation rénale, thrombus
cave et radiothérapie locale.
- Le traitement des formes métastatiques
- Le traitement systémique
- Les facteurs pronostiques cliniques
Traitement
des formes localisées
Le traitement standard de toutes les tumeurs
a priori extirpables est la néphrectomie élargie.


Problèmes
particuliers
Place de la coelio-chirurgie
:
Cette technique est en plein développement. Elle peut
être proposée pour les tumeurs T1N0.
Place de la chirurgie partielle : (T1 N0 M0)
Elle peut être proposée :
si
elle répond à certains impératifs carcinologiques
et chirurgicaux (petite lésion, unique,
de siège permettant une néphrectomie partielle
avec une marge de sécurité)
en
particulier si le rein controlatéral est non fonctionnel.
Faut-il retirer la surrénale
?
La conservation de la surrénale est possible si la
tumeur a moins de 7 cm de diamètre et est de siège
polaire inférieur.
Faut-il un curage ganglionnaire
? de quelle importance ?
Son
intérêt thérapeutique est discuté.
Une
lymphadénectomie hilaire est toujours réalisée
lors de la néphrectomie élargie.
La
lymphadénectomie régionale nest pas indispensable
pour :
les
petites tumeurs car le risque datteinte lymphatique
est faible,
les
atteintes ganglionnaires de gros volume car le risque métastatique
viscéral est important.
La
lymphadénectomie permet une stadification précise
de la maladie et peut avoir un intérêt thérapeutique
dans les atteintes ganglionnaires microscopiques.
Indications de lembolisation
pré-opératoire :
Elle sont exceptionnelles. Lembolisation peut être
réalisée en pré-opératoire immédiat
en cas de grosse tumeur avec shunt artério-veineux
ou de tumeur hémorragique.

Examen extemporané :
Indications
:
pour
apprécier les limites dexérèse
lors dune chirurgie partielle,
pour
apprécier le caractère bénin ou malin
de la tumeur.
Echantillon :
adressé
à létat frais entre deux compresses humides,
la
taille doit être supérieure à 5 mm. Ne
pas prélever à laiguille ou au tru-cut.
Tumeur bilatérale :
La chirurgie partielle bilatérale ou unilatérale
associée à une néphrectomie élargie
controlatérale est préférée à
une néphrectomie bilatérale et mise en dialyse
lorsque cela est possible.
Une chirurgie ex situ peut être discutée.
Tumeur du rein chez
le sujet fragile ?
Il ny a pas dalternative validée de radiothérapie
ou dimmunothérapie chez un sujet fragile non
opérable.
Possibilités
de transplantation rénale après néphrectomie
de rein unique ?
Un recul de deux ans est le délai admis avant inscription
sur une liste de transplantation.

Thrombus cave :
La
hauteur du thrombus peut être appréciée
avec précision au scanner ou à lIRM. Lextension
à la paroi veineuse est plus difficilement identifiable.
Un
thrombus flottant sous-diaphragmatique peut être opéré
par voie abdominale ; une extension pariétale cave
ou sus-diaphragmatique nécessite une chirurgie spécialisée
avec possibilité de CEC.
Place de la radiothérapie locale
:
Lirradiation
préopératoire sappliquant à des
patients non sélectionnés na pas dintérêt.
Il
n y a pas lieu de faire une irradiation adjuvante pour
les tumeurs limitées T1 et T2.
Il
ny a pas de preuve que la radiothérapie postopératoire
améliore la survie des patients T3 N1 N2.
Lirradiation
du lit opératoire et du territoire lombo-aortique peut
être proposée en option si la tumeur dépasse
la capsule rénale ou envahit le bassinet (N0) en labsence
denvahissement clinique ou histologique.
Le
choix dénergie et la balistique doivent minimiser
la dose aux organes critiques, le foie pour la loge rénale
droite et lintestin, sinon la toxicité annule
le gain thérapeutique potentiel. Une dosimétrie
sur coupes scanographiques est souhaitable.
La
seule étude montrant un gain thérapeutique est
celle utilisant une dose de 45 Gy en cinq semaines (1,8 Gy
/fraction, 4 champs par jour).

Traitement des formes métastatiques

Intérêt de la néphrectomie
?
Il
existe un intérêt à proposer une néphrectomie
chez les patients présentant une évolution métastatique
et pour lesquels une indication d'immunothérapie est
posée.
Il
n'y a pas d'intérêt à envisager une néphrectomie
si le patient ne peut recevoir une immunothérapie :
état général précaire, contre-indication
d'ordre général, maladie évoluée
de mauvais pronostic dans la classification
pronostique.
La
néphrectomie doit être considérée
en cas de tumeurs rénales symptomatiques (douleurs,
hématuries non contrôlées).
Chirurgie des métastases
en
cas de métastases métachrones : une chirurgie
dexérèse pourra être proposée
demblée en cas de métastase unique, en
particulier pulmonaire ou ganglionnaire,
en
cas de métastase cérébrale unique : une
chirurgie dexérèse suivie de radiothérapie
est recommandée ; en cas de métastase cérébrale
unique inférieure à 3 cm inopérable,
une irradiation stéréotaxique peut être
envisagée,
en
cas de métastases rénales controlatérales
: chirurgie envisageable si possibilité dexérèse
partielle et conservatrice,
en
cas de métastase unique synchrone : discuter lindication
de néphrectomie et de
métastasectomie dans le même temps ou en deux
temps,
chirurgie
dexérèse des métastases après
immunothérapie et réponse partielle au traitement
: indication éventuelle dexérèse
dune ou plusieurs métastases, en particulier
pulmonaires après réponse à une immunothérapie.

Traitement
systémique
Il
n y a aucune indication à un traitement systémique
adjuvant après néphrectomie chez les patients
quel que soit le risque de rechute, y compris après
exérèse dune métastase unique.
Une
radiothérapie encéphalique est recommandée
après exérèse de métastase cérébrale
unique.
La
seule indication des traitements systémiques est la
forme métastatique :
les
adénocarcinomes rénaux sont des tumeurs non
chimio-sensibles,
limmunothérapie
est le traitement systémique "de référence".
Le traitement peut proposer ladministration dInterféron
seul, dInterleukine 2 seule ou dune association
de ces deux molécules,
il
est recommandé de proposer ces traitements dimmunothérapie
ou d'autres nouvelles molécules dans le cadre de protocoles
dévaluation prospectifs.

Facteurs
pronostiques cliniques
Limmunothérapie sera proposée
en fonction de lévaluation des facteurs pronostiques
cliniques retenus pour chaque patient et classés en
groupes pronostiques.
* Groupe de bon pronostic
Patients ayant un seul organe métastatique, non opérable
et un index de Karnofsky > à 90 %.
Proposer une immunothérapie (recommandation : dans
le cadre dun protocole dévaluation prospectif).
* Groupe de pronostic
intermédiaire
Plus dun site métastatique et Index de Karnofsky
> ou égal à 80
% ou lésions sur un seul site métastatique et
Index de Karnofsky égal à 80 %.
Proposer une immunothérapie (recommandation : dans
le cadre dun protocole dévaluation prospectif).
* Groupe de mauvais pronostic
Patients présentant à la fois plus dun
site métastatique, dont une atteinte hépatique
et un intervalle entre tumeur primitive et métastases
< 12 mois.
Traitement symptomatique.
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