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Date
de révision
: 12 octobre 2006
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Chirurgie
Les
techniques de chirurgie d'exérèse
tumorale sont soit conservatrices de la mandibule (BPTM =
bucco-pharyngectomie transmandibulaire reconstructrice, pelvi-mandibulectomie
non interruptrice), soit non conservatrices (BPTM avec sacrifice
de la branche horizontale de la mandibule, pelvi-mandibulectomie
interruptrice). Ces résections sont plus ou moins élargies
aux différents éléments anatomiques de
la cavité buccale (langue, plancher buccal, joue, palais)
avec ou non sacrifice partiel ou total du maxillaire.
L'analyse
extemporanée des limites de l'exérèse
est souhaitable mais non
indispensable.
En
cas de marges positives découvertes après
l'intervention, il faut discuter d'une reprise chirurgicale.
Les
reconstructions sont effectuées grâce
à des lambeaux locaux [fascio-cutanés, musculo-cutanés
ou musculo-muqueux (nasogéniens, face interne de joue)],
des lambeaux loco-régionaux [(fascio-cutanés
ou musculo-cutanés pédiculés (infra-hyoïdiens,
grand pectoral, grand dorsal, temporal)], et les lambeaux
à distance micro-anastomosés (crête iliaque,
péroné, lambeau anté-brachial,
).
Pour
le maxillaire, il peut être réalisé des
reconstitutions immédiates par prothèses
maxillo-faciales, combinées ou non avec des reconstructions
chirurgicales.
La
chirurgie ganglionnaire peut être soit uni, soit
bilatérale, il peut s'agir d'évidement
de type radical ou conservateur (partiel ou complet). La totalité
des groupes ganglionnaires peut être réséquée
(de I à VI) ou seulement certains groupes pour les
tumeurs sans adénopathie (sous-mentonnier, sous-maxillaire
et inter-omo-digastrique).
L'analyse
extemporanée des premiers relais est souhaitable
chez les patients N0 en cas d'évidement partiel.
S'il existe une atteinte ganglionnaire, le curage partiel
est transformé en curage complet conservateur.
Si
l'évidement cervical (de principe ou de nécessité)
est effectué après curiethérapie,
il doit préserver au maximum le capital vasculaire
pour réduire le risque de nécrose.
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