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Date de révision
: 28 décembre 2001
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Cahier
des charges des sites hautement spécialisés
(SHS)
Les sites hautement spécialisés
(SHS) sont définis par un cahier des charges, publié
en annexe de la Convention constitutive
du réseau ONCOLOR agréée le 21 juillet
2000.
Il peut être téléchargé
au format Acrobat® en
cliquant sur l'icône ci-contre
.

I. PREAMBULE
Le réseau ONCOLOR a notamment pour
objectif une mise en partenariat d'établissements de
santé, publics et privés, en vue de garantir
un suivi optimal des patients atteints de pathologies malignes
et la continuité des soins.
Dans ce cadre, les sites hautement spécialisés
(SHS) réunissent sur une même agglomération
tous les moyens humains et techniques nécessaires à
la prise en charge de toutes les situations standard de diagnostic,
de traitement et de suivi post-thérapeutique ainsi
que de certains actes de haute technicité. Les SHS
ont également un rôle de référent
pour les sites spécialisés
avec lesquels ils ont passé convention.
Leur adhésion au réseau et à
l'organisation des soins cancérologiques de la région
est indiquée dans le projet d'établissement.
Le contrat d'objectifs et de moyens prévu par l'ordonnance
du 24 avril 1996 comporte notamment le respect du cahier des
charges suivant.
II. MOYENS
II.1. Locaux et équipements
| Le plateau technique comporte
au moins : |
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des lits et places de médecine
d'hospitalisation à temps complet et partiel ; |
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des lits et places de chirurgie
viscérale et spécialisée ; |
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un secteur de réanimation
médicale et chirurgicale apte à prendre en charge les
complications de la pathologie maligne ou de ses traitements ; |
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des équipements d'imagerie,
comportant notamment tous les moyens de radiologie conventionnelle,
un mammographe, un échographe, un scanner et une
IRM ; |
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des équipements de
médecine nucléaire, sur site ou par convention ; |
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un plateau technique de radiothérapie
satisfaisant aux recommandations suivantes ; |
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nombre minimal d'appareils de haute énergie
: 2 dont 1 cobalt ou équivalent, 1 accélérateur
pluri-énergies délivrant électrons
et photons d'au moins 15 MeV ; |
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nombre de malades par appareil irradiés
annuellement (± 10 %) : 300 minimum et 600 maximum ; |
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présence d'un simulateur, avec
accès scanographique ; |
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présence d'un système de
dosimétrie informatisée ; |
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un laboratoire de biologie,
sur site ou par convention, fonctionnant 24h/24 et respectant
le Guide de Bonne Exécution des Analyses ; |
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un laboratoire d'anatomo
et de cytopathologie, sur site ou par convention, réalisant
des examens extemporanés sur site et adhérant
à un contrôle de qualité dès
que celui-ci sera accessible ; |
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une pharmacie, accessible
24h/24. Elle permet d'assurer la préparation centralisée
des agents anticancéreux selon le cahier
des charges des pharmacies joint en annexe ; |
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une structure pluridisciplinaire
de prise en charge de la douleur chronique identifiée
par la tutelle selon les modalités en vigueur (consultation,
unité ou centre). Cette structure comportera sur
site, une équipe mobile pour la prise en charge
de la douleur et des autres symptômes (soins continus) ; |
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une structure de soins odonto-stomatologiques ; |
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une unité de cardiologie ; |
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des prestations, 7 jours
sur 7, de rééducation et de réadaptation
fonctionnelle sur place ; |
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une disponibilité
permanente de produits sanguins labiles, respectant le
Guide des Bonnes Pratiques et les recommandations de l'Agence
Française du Sang. |

II.2. Personnel
Les personnels s'engagent à respecter
les objectifs et moyens définis dans la convention
constitutive et dans ce cahier des charges.
| II.2.1. Personnel médical |
| L'équipe médicale
assure la continuité des soins 24h/24 en hospitalisation
(astreinte opérationnelle). Elle regroupe les praticiens,
désignés nominativement par la C.M.E. et
dont le remplacement doit être prévu dans
les mêmes conditions de garantie des soins, selon
la composition minimale suivante : |
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au moins un médecin qualifié
en oncologie médicale ; |
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au moins deux médecins qualifiés
en oncologie radiothérapique et dans tous les cas
un ETP (Equivalent Temps Plein) de radiothérapeute
pour 350 malades suivis par an (± 10 %) ; |
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au moins un chirurgien qualifié
en chirurgie viscérale et/ou générale ; |
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au moins deux chirurgiens qualifiés
en chirurgie orthopédique et/ou thoracique et/ou
O.R.L. et/ou gynécologique et/ou urologique ; |
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pour certains sites, au moins un chirurgien
qualifié en chirurgie ophtalmologique, maxillo-faciale,
neurochirurgicale, vasculaire, infantile, plastique et
reconstructive ; |
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des médecins spécialistes,
dont le nombre et la qualification peut varier selon les
sites, ayant la compétence ordinale en cancérologie
ou le DESC de cancérologie. Si nécessaire,
un délai de 5 ans à partir de la date d'identification
initiale de la structure est prévu pour répondre
à ce critère ; |
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au moins un anesthésiste-réanimateur ; |
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au moins un médecin ayant un diplôme
inter-universitaire ou une capacité d'évaluation
et de traitement de la douleur ; |
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au moins un anatomo-pathologiste ; |
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au moins un pharmacien ; |
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au moins un radiologue ; |
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au moins un psychiatre ; |
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au moins un odonto-stomatologiste ; |
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au moins un médecin spécialiste
en médecine nucléaire ; |
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au moins un biologiste. |
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| II.2.2. Personnel soignant
non médical |
| Les personnels sont désignés
nominativement par les services responsables. Leur remplacement
doit être prévu dans les mêmes conditions
de garantie des soins. |
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infirmiers spécialement formés
en cancérologie ; |
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infirmiers spécialement formés
aux soins palliatifs et à la prise en charge des
malades algiques ; |
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au moins un kinésithérapeute ; |
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au moins un psychologue ; |
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manipulateurs d'électroradiologie
: 2 manipulateurs simultanément par appareil, 2
manipulateurs simultanément au simulateur, au moins
2 manipulateurs pour la confection de caches, contentions... ; |
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au moins une diététicienne. |
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| II.2.3. Autres personnels |
| Les personnels sont désignés
nominativement par les services responsables. Leur remplacement
doit être prévu dans les mêmes conditions
de garantie des soins. |
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physicien(s) : 1 ETP pour 600 malades
irradiés/an (± 10%) ; |
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au moins un ingénieur biomédical ; |
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au moins un préparateur en pharmacie ; |
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au moins un technicien en biologie ; |
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au moins une assistante sociale. |

III. COORDINATION DES SOINS
III.1. Au sein du site hautement spécialisé
Une prise en charge pluridisciplinaire, permettant
le recours à toutes les spécialités cancérologiques
, est proposée à tout moment à chaque
patient. Elle est établie selon les protocoles
de référence définis par l'équipe
et/ou au cours de réunions
de concertation pluridisciplinaires.
Ces réunions de concertation périodiques
associent tous les praticiens concernés et, chaque
fois que possible, les médecins des sites spécialisés
ou du secteur ambulatoire (généralistes ou spécialistes
libéraux) impliqués dans les soins. Elles font
l'objet d'un compte-rendu joint au dossier médical.
Chaque patient a un médecin référent
membre de l'équipe médicale. Il a pour rôle
la coordination des soins, la transmission et le recueil des
informations nécessaires aux autres praticiens ou professionnels
de santé appelés à prendre en charge
le patient, dans l'établissement ou en dehors de l'établissement.
Pour chaque entité juridique, un dossier
médical unique respectant les dispositions du décret
N° 92-329 du 30 mars 1992 relatif au dossier médical
et à l'information des personnes accueillies dans les
établissements publics et privés est mis en
place. Sa gestion est centralisée dans un délai
qui sera fixé, au cas par cas, en tenant compte de
l'existant. Sa tenue est assurée par chaque médecin
référent.
III.2. Au sein du réseau
Dans le respect du secret médical,
le SHS doit disposer de moyens de télécommunications
modernes (type réseau Intranet, fax, visioconférence....),
permettant notamment la transmission rapide des informations
relatives aux patients. Les SHS ont pour mission d'organiser
des réunions de concertation régionale.
Le SHS passe des conventions de fonctionnement
avec les sites spécialisés. Le SHS assure dans
chacun des sites spécialisés avec lesquels il
a passé convention une concertation organisée
afin d'apporter un avis spécialisé. Elle est
réalisée sur dossier seul ou en présence
du patient pour examen clinique.

IV. RECHERCHE CLINIQUE ET EPIDEMIOLOGIQUE
En accord avec les missions de la structure
de coordination, chaque SHS participe à des protocoles
de recherche clinique et à leur élaboration
dans le respect de la loi de protection des personnes (loi
Huriet). Il rédige des procédures d'organisation
et de suivi de ces protocoles. Pour chacun d'entre eux, un
médecin référent, investigateur, est
désigné. Du personnel est dédié
à cette activité et travaille en relation avec
la structure régionale de recherche clinique en cancérologie.
Le financement des surcoûts induits par les activités
de recherche clinique (liés aux moyens humains, aux
médicaments, aux examens complémentaires,...)
doit pouvoir être individualisé et être
couvert partiellement par des sources publiques ou privées
extérieures.
Le SHS participe à la recherche épidémiologique
dans le réseau.

V. FORMATION
Chaque SHS participe à l'élaboration
du contenu des formations de tous les personnels et assure
leur formation régulière.
Dans le respect de la réglementation,
chaque SHS de statut public ou Participant au Service Public
Hospitalier (PSPH) comporte des services agréés
en oncologie médicale, en radiothérapie et/ou
en hématologie pour la formation des internes de spécialité
(DES et DESC de cancérologie).

VI. PREVENTION, DEPISTAGE
Le SHS participe à des programmes de
prévention et de dépistage en cancérologie
dans le respect des standard nationaux.
VII. EVALUATION
Le SHS évalue ses actions en matière
de prévention, de diagnostic et de soins des pathologies
cancéreuses. Avec la participation du Département
d'Information Médicale, il recueille les informations
nécessaires au calcul des indicateurs communs définis
au niveau régional. Les informations restent la propriété
du site mais sont transmises en un lieu unique pour exploitation
statistique. Elles comprennent entre autres des données
médicales anonymes, administratives et financières
relatives à la prise en charge des patients et à
l'activité liée au fonctionnement du réseau.
Le SHS recueille, évalue en permanence
et présente sous forme d'un bilan annuel son activité
avec les autres SHS, avec les sites spécialisés
travaillant en convention, avec les médecins du secteur
ambulatoire en suivant notamment sa file active. Ce bilan
comporte des indicateurs définis par la structure de
coordination.
Le SHS s'engage à demander périodiquement
son accréditation auprès de l'ANAES.

VIII. MODIFICATION DU CAHIER DES CHARGES
Compte tenu de l'évolution des technologies
et des modalités de prises en charge des patients,
la mise à jour du cahier des charges est assurée
tous les trois ans au minimum sur les propositions soit de
la structure de coordination, soit du comité technique
régional de cancérologie, soit de l'Agence Régionale
de l'Hospitalisation de Lorraine. Les modifications font l'objet
d'un avenant qui sera agréé par le Directeur
de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation de Lorraine.
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