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Date de révision
: 29 décembre 2001
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Cahier
des charges des unités centralisées en pharmacie
pour la préparation des agents anticancéreux
Les sites du réseau ONCOLOR où
sont préparés des agents anticancéreux
doivent respecter un cahier des charges des unités
centralisées en pharmacie. Ce cahier des charges a
été publié en annexe de la Convention
constitutive, agréée le 21 juillet 2000.
Il peut être téléchargé
au format Acrobat® en
cliquant sur l'icône ci-contre
.

| L'objectif de ce cahier des
charges est d'assurer la sécurité sanitaire
et la protection du personnel préparant les chimiothérapies.
Il concerne la prescription, les procédures de
préparation, le personnel, les locaux et l'équipement
dans les sites hautement spécialisés
et spécialisés
du réseau cancérologique lorrain ONCOLOR.
Le référentiel suivant guide l'ensemble
de ce cahier des charges : |
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B.O. n° 89.8 bis 1989 |
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Arrêté du 9 Août 1991 |
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Arrêté du 10 mai 1995 |
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Arrêté du 18 décembre
1997 |
|
Standards Options Recommandations (SOR)
produits par la Fédération des Centres de
Lutte Contre le Cancer. |
I. LA PRESCRIPTION
I.1. Les ordonnances sont
nécessaires pour toute dispensation de médicaments
anticancéreux. La prescription doit être informatisée.
Chaque ordonnance doit comporter toutes les mentions légales
de l'Arrêté du 9 Août 1991, ainsi que le
diagnostic et le protocole de référence pour
vérification de son adéquation.
I.2. La liste des prescripteurs
habilités doit être déposée à
la pharmacie. La signature doit être identifiable par
tout moyen homologué.
I. 3. Les protocoles de référence
sont déposés à la pharmacie après
habilitation du médecin référent. Ils
doivent être intégrés au logiciel informatique.
I.4. La validation de l'ordonnance
est effectuée par un pharmacien.

II. LES PROCEDURES DE PREPARATION
II.1. L'édition des procédures
de préparation et des étiquettes correspondantes :
toutes les procédures de préparation se font
par écrit et sont validées par un pharmacien.
Elles doivent être éditées ainsi que les
étiquettes correspondantes sur un système informatique
liée à la prescription.
II.2. Le système informatique
est indispensable à ce fonctionnement. Il regroupe:
le protocole validé et protégé, la prescription
comportant le calcul automatique de la surface corporelle
et des doses, les doses maximales par injection, le calcul
des doses cumulatives réellement administrées
au patient, l'édition de la procédure de préparation,
l'édition des étiquettes, le tout dans un système
de sécurité optimale. Tout "recopiage"
doit être proscrit. La conception et la mise en place
du système informatique doit impliquer le pharmacien.
Le matériel informatique doit être de capacité
suffisante, et permettre d'éviter tout risque d'erreur
dû à une insuffisance technique. Le système
doit être évolutif et assurer la mise à
jour et la sauvegarde de toutes les données.
II.3. La préparation proprement
dite. Cette préparation doit répondre
en tous points aux normes des Bonnes Pratiques de Fabrication
et en particulier aux lignes directrices appliquées
aux préparations injectables.

III. LE PERSONNEL
Les préparations se font sous la responsabilité
effective du pharmacien.
| L'effectif doit être
qualifié et en nombre suffisant : |
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pour 2500 préparations par an,
au moins un pharmacien temps-partiel et un préparateur
mi-temps ; |
|
pour 5000 préparations par an,
au moins un pharmacien temps plein et un préparateur
temps plein ; |
|
au delà de 5000 préparations
par an, l'effectif sera adapté à l'organisation
du service. |
La formation et l'évaluation du personnel
en charge de cette activité doit être systématique.

IV. LES LOCAUX ET L'EQUIPEMENT
La préparation est centralisée
en pharmacie. L'unité doit être réservée
à la préparation des thérapeutiques anticancéreuses.
Le choix de l'équipement isolateur ou hotte est laissé
à l'appréciation des utilisateurs. Quelque soit
le choix retenu, une validation physique et bactériologique
doit être effectuée à réception
de l'équipement par un organisme indépendant
du fabricant ou de l'installateur (stérilité
des surfaces, stérilité de l'air, vitesse de
l'air, comptage particulaire, étanchéité,
stérilisateur...)
IV.1. Unité centralisée équipée
d'une hotte
A partir de 2000 préparations par an,
l'ensemble de cette activité doit être regroupée
de préférence en 3 zones contiguës. la
surface réservée à cette activité
est fonction du nombre de préparations. Les surfaces
doivent être suffisantes et fonctionnelles pour permettre
une utilisation rationnelle.
A partir de 5000 préparations par an,
la configuration type ci-après est recommandée :
|
Surface
|
1 hotte
|
2 hottes
|
| Zone
de préparation |
15
m2 |
25
m2 |
| Sas
du personnel |
5
m2 |
5
m2 |
| Zone
de travail externe |
20
m2 |
15
m2 |
| Surface
totale |
40
m2 |
55
m2 |
|
IV.1.1. La zone de préparation
est réservée à la préparation
stérile proprement dite. Son atmosphère est
contrôlée de grade A avec 20 renouvellements
d'air par heure. Cette pièce est équipée
d'un système de surpression. Son aménagement
est conforme aux lignes directrices des B.P.F. et comprend
notamment: des surfaces lisses, des angles arrondis et un
éclairage intégré ainsi qu'une paroi
vitrée afin de permettre l'évaluation des procédures
de travail. La climatisation est nécessaire dans cette
zone en raison de la conservation des produits stockés.
Le réfrigérateur est de préférence
intégré dans la paroi afin de minimiser les
risques de contamination. Un système de décontamination
de la pièce avec évacuation extérieure
est conforme aux normes en vigueur.
IV.1.2. Le sas du personnel
est divisé en 2 zones et sert pour la zone " sale
" au déshabillage et au lavage des mains et pour
la zone " propre " à l'habillage stérile.
Son atmosphère est contrôlée de grade
A. Le SAS est équipé d'un évier avec
commande au pied et la porte séparant le SAS de la
zone de préparation est équipée d'une
ouverture électrique.
IV.1.3. La zone de travail externe
est réservée à l'acte pharmaceutique
et comprend entre autres la documentation, le dossier patient,
le système informatique et les protocoles de préparation.
Elle sert aussi au stockage des produits ainsi qu'à
certaines tâches annexes. Son atmosphère n'est
pas contrôlée.
IV.1.4. La hotte à flux d'air laminaire
vertical est de type II a ou II b. Le plan de travail
doit être préféré d'un seul tenant
et la grille de répartition de l'air en acier inoxydable.
L'évacuation de l'air doit se faire à l'extérieur
et être équipée d'un système de
fermeture pour permettre la décontamination de zone
de travail.

IV.2. Unité centralisée équipée
d'un isolateur
IV.2.1. Le local doit avoir
une surface qui doit être fonction de l'activité
et de la configuration de l'isolateur de 30 à 60 m2
. Une zone de circulation minimum d'un mètre doit être
ménagée autour de l'isolateur. Son atmosphère
est contrôlée d'au moins grade D. Son aménagement
est conforme aux lignes directrices des B.P.F. Ce local sert
à la fois à la préparation dans l'isolateur,
au stockage des produits et à l'acte pharmaceutique
avec entre autres la documentation, le dossier patient, le
système informatique et les protocoles de préparation.
IV.2.2. L'isolateur répond
aux normes européennes avec une atmosphère de
grade A et comprend un isolateur principal pour la préparation,
un isolateur de transfert pour la stérilisation, un
système de sortie des préparations adapté
à la sécurité du personnel, une évacuation
à l'extérieur des vapeurs de l'agent stérilisant,
un réfrigérateur intégré ainsi
qu'un stérilisateur répondant aux normes de
sécurité.
IV.3. Qualification, Validation, Entretien,
Maintenance
La qualification, la validation, l'entretien
et la maintenance de tous les appareils doivent être
en conformité avec les Lignes Directrices en vigueur
et tous les contrats et les procédés afférents
doivent être consignés par écrit, validés
et régulièrement mis à jour.
IV.4. Déchets
Un circuit des déchets doit être
instauré, il doit être fonction de l'activité
de l'établissement. Il doit assurer l'élimination
des déchets au niveau de la pharmacie ainsi qu'au niveau
des services de soins. Il doit être conforme aux dernières
recommandations en vigueur.

V. MODIFICATION DU CAHIER DES CHARGES
Compte tenu de l'évolution des technologies
et des modalités de prises en charge des patients,
la mise à jour du cahier des charges est assurée
tous les trois ans au minimum sur les propositions soit des
membres du groupe, soit de la structure de coordination, soit
du comité technique régional de cancérologie,
soit de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation de
Lorraine. Les modifications font l'objet d'un avenant qui
sera agréé par le Directeur de l'Agence Régionale
de l'Hospitalisation de Lorraine.
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